La position actuelle du croyant sur
la terre,
et le service actuel de Christ dans le ciel
F.B. Hole
Comme croyants, nous sommes rachetés pour Dieu. Le jour vient où nos corps connaîtront la rédemption dans toute sa force ; nous entrerons alors pleinement dans l’état glorieux qui est le nôtre en Christ. En attendant, nous vivons plus ou moins longtemps dans le monde. Lors de notre conversion rien n’a changé extérieurement, ce grand changement était interne, mais très réel. Il nous a placés dans de nouvelles relations avec Dieu. Comment a-t-il modifié notre position ici-bas ?
L’humanité est dominée par une trinité du mal : le
monde, la chair et le diable.
Le monde est ce système organisé qui est le fruit de la pensée et de
l’activité humaines, sans Dieu, et en opposition avec Lui.
La chair est cette nature corrompue, inhérente à l’homme en tant que créature
déchue, qui trouve une expression dans le monde où elle se trouve chez elle.
Le diable est cette créature puissante, la source du mal. Le monde en
tant que système élaboré a été bâtit par les hommes, mais ceux-ci ne savaient
pas que c’était le diable qui en inspirait les développements et qui contrôle
donc ce système. Il est le dieu et le prince de ce monde (2 Cor. 4:4 ; Jean
12:31).
La mort de Christ nous délivre des trois – délivrance dont nous pouvons jouir dans des expériences, dès maintenant, dans la puissance de l’Esprit de Dieu. Étant délivrés, nous sommes établis témoins pour notre Seigneur pendant son absence, contre la puissance de méchanceté qui nous tenait en esclavage.
Considérons quelques passages qui traitent de cette partie importante de la vérité.
Tout d’abord quant au diable : étant le dieu de ce siècle, il a « aveuglé les pensées des incrédules, pour que la lumière de l’évangile de la gloire du Christ ... ne resplendît pas pour eux », mais l’apôtre ajoute immédiatement : « Dieu ... a reluit dans nos cœurs pour faire luire la connaissance de la gloire de Dieu dans la face de Christ » (2 Cor. 4:4-6). Le croyant n’est donc plus maintenu sous l’aveuglement de Satan. Dans son cas, Dieu a brisé la ligne d’obscurité mise par le diable pour laisser entrer la lumière.
En conséquence, nous avons l’heureux privilège de « rendre grâce au Père ... qui nous a délivrés du pouvoir des ténèbres et nous a transportés dans le royaume du fils de son amour » (Col 1:12-13). Notez que cette délivrance est opérée par Dieu et n’est pas quelque chose que nous réalisons progressivement par expérience. Elle est autant opérée par Dieu que l’était la grande délivrance du peuple, lorsque Dieu a renversé le Pharaon et ses armées à la mer Rouge, amenant Israël dans la lumière de la colonne de feu de sa présence et à la lumière du matin triomphant sur la rive orientale, quand Moïse et tout Israël chantaient de tout leur cœur en action de grâce à l’Éternel. En fait, celle-ci est le type dans le domaine matériel ; celle-là est la réalité bien plus grande dans le domaine spirituel. Nous avons été appelés « des ténèbres à sa merveilleuse lumière » (1 Pierre 2:9).
Nous, chrétiens occidentaux, réalisons peu l’aspect triomphal de ces paroles. Qu’a-t-il dû en être de l’eunuque Éthiopien (Actes 8), du geôlier de Philippes (Actes 16) ou de Denys l’Aréopagite (Actes 17) de passer de l’obscurité inimaginable des superstitions païennes qu’elles soient barbares ou raffinées, à la lumière de l’Évangile !
Maintenant, quant au monde : ici aussi, la ligne de démarcation est clairement définie. Le Seigneur Jésus-Christ « s’est donné lui-même pour nos péchés, en sorte qu’il nous retirât du présent siècle mauvais » (Gal. 1:4). En anticipant la croix, il a prié pour ses disciples, en disant : « Ils ne sont pas du monde comme moi, je ne suis pas du monde » (Jean 17:16), par conséquent, il nous est ordonné : « N’aimez pas le monde, ni les choses qui sont dans le monde » (1 Jean 2:15). Par la croix, le monde est crucifié pour le croyant et le croyant pour le monde (voir Gal. 6:14).
Enfin, quant à la chair : elle aussi est condamnée. Elle ne vaut absolument rien, car il n’y a aucun bien en elle (voir Rom. 7:18). « Le péché dans la chair » est « condamné » (Rom. 8:3), par conséquent, « ceux qui sont du Christ ont crucifié la chair avec les passions et les convoitises » (Gal. 5:24). Ce dernier passage montre qu’il n’est pas envisagé que quelqu’un appartienne à Christ, sans avoir accepté la sentence exécutée contre la chair à la Croix. Pour le croyant, comme pour Dieu, la chair n’a aucune valeur, et il condamne et renie ses œuvres. Ceci est bien sûr possible parce que nous avons une nouvelle nature et que nous possédons l’Esprit de Dieu.
Le simple rappel de ces grands faits nous fera voir ce qu’est notre position actuelle sur la terre, selon les Écritures. La chair étant tenue comme crucifiée, nous avons à combattre fermement contre les puissances des ténèbres (voir Eph. 6). De plus, nous sommes séparés du monde, et cela, si entièrement que par la moindre alliance avec lui, nous sommes considérés comme des ‘adultères’ ; il est dit que « l’amitié du monde est inimitié contre Dieu », et « quiconque donc voudra être ami du monde, se constitue ennemi de Dieu » (Jac. 4:4).
À la lumière de ce passage, nous affirmons qu’aucun vrai chrétien ne se tient délibérément comme un ennemi de Dieu et un ami du monde ; mais, d’un autre côté, tout chrétien, même le plus pieux, court le grave danger de se laisser séduire par l’une des nombreuses formes attrayantes du monde et de tomber ainsi sous son pouvoir. L’homme de Dieu de Juda n’a pas eu beaucoup de peine à refuser la main tendue par Jéroboam, car cette main était souillée par l’idolâtrie et par une rébellion ouverte contre Dieu. Il est cependant tombé facilement devant les ruses du vieux prophète de Béthel qui avait des paroles douces et religieuses, et qui se disait être pieux et guidé par l’ange de l’Éternel – « mais il lui mentait ». L’homme de Dieu a fait alliance avec lui et est tombé (voir 1 Rois 13). Ce danger est le nôtre.
Qu’avons-nous à faire dans le monde ? Pourquoi y sommes-nous ? Nous y sommes pour Christ, comme Lui était ici pour Dieu. Sa place et sa position dans le monde sont notre modèle. Lui-même disait : « Comme tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi je les ai envoyés dans le monde » (Jean 17:18). Ici, il nous voit clairement comme sortis du monde et renvoyés là pour y être pour Lui.
Était-il un grand réformateur social ? Non. La seule fois où on lui a demandé d’intervenir pour des inégalités d’ordre social et pécuniaire, il a catégoriquement refusé de faire quoi que ce soit à ce sujet (voir Luc 12:13-15). Nous ne sommes pas non plus laissés ici pour être des réformateurs sociaux.
Témoignait-il pour Dieu ? Oui, il était venu parler aux hommes ; Il a fait « parmi eux les œuvres qu’aucun autre n’a faites », et a rendu « témoignage à la vérité » (Jean 15:22-24 ; 18:37). Nous devons donc aussi être témoins de la vérité, en parole et en œuvre.
Était-il vivement contesté et haï ? Oui, et cela à un point tel que s’est accomplie l’Écriture qui disait : « Ils m’ont haï sans cause » (Jean 15:25). Lui-même nous avertit : « Parce que vous n’êtes pas du monde, mais que je vous ai choisis du monde, à cause de cela le monde vous hait » (Jean 15:19).
Redisons-le : Sa position, ici-bas, est la nôtre. Nous sommes séparés du système du monde et délivrés de l’autorité de Satan. Les puissances des ténèbres sont contre nous. Nous devons revêtir l’armure complète de Dieu dans une attitude défensive contre ces forces invisibles du mal. Et si la grâce nous incombe de prendre l’offensive au service du Seigneur, nous devons toujours nous rappeler que « les armes de notre guerre ne sont pas charnelles » (2 Cor. 10:4-5). Les ‘forteresses’ peuvent être dans les cœurs humains ; les ‘raisonnements’ peuvent être dans des têtes humaines ; mais l’orgueil qui s’exalte contre la connaissance de Dieu est d’origine satanique, c’est à cela que nous avons affaire.
Si notre sujet se terminait ici, nous serions paniqués, comme les dix espions qui se sentaient comme des sauterelles en présence des géants. Mais il ne s’arrête pas là. Tout comme Israël combattait Amalek dans la vallée sous la conduite de Josué, pendant que Moïse intercédait au sommet de la colline (Exo. 17:8-13), nous ne sommes pas laissés seuls dans le combat : l’Esprit de Dieu habite en nous, et Christ intercède continuellement dans le ciel pour nous soutenir. En Romains 8, nous voyons que l’Esprit de Dieu nous est en aide dans notre infirmité et intercède pour nous (v.26), et que Christ, qui est mort et ressuscité, est à la droite de Dieu et intercède pour nous (v. 34). Les versets suivants, montrent toutes les forces adverses. Il y a celles qui proviennent des hommes, telles que la persécution et l’épée, mais aussi des principautés et des puissances des ténèbres, bien plus terribles. Pourtant, l’apôtre demande triomphalement devant elles : « Qui nous séparera de l’amour du Christ ? » Sa réponse se résume ainsi : Personne, rien, jamais !
En examinant de plus près le service actuel de Christ, nous voyons qu’il se divise en deux grandes parties.
La première est celle de sa sacrificature, largement développée dans l’épître aux Hébreux, conformément à son grand thème qui est de s’approcher de Dieu. Nous sommes approchés sur la base du sang, mais par le sacrificateur (Heb. 10:19-22). Cependant, afin de pouvoir servir ainsi, il a comme grand travail sacerdotal de s’occuper des ‘infirmités’ de ses saints (Héb. 4:15). Concernant ces infirmités, il est capable de secourir (Héb. 2:18), de sympathiser (Héb. 4:15), et de sauver entièrement (Héb. 7:25).
La seconde est celle d’avocat. L’Écriture dit : « Si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste » (1 Jean 2:1). Le mot traduit ici par ‘avocat’ est traduit par ‘consolateur’ en Jean 14, 15 et 16. Nous avons donc l’Esprit de Dieu ici-bas comme Consolateur (ou avocat) et Christ au ciel auprès du Père comme Avocat (ou Consolateur).
En tant qu’avocat, il se charge de nos problèmes et agit en particulier à l’égard de nos péchés. Il nous amène à nous en repentir pour que nous les confessions à Dieu selon 1 Jean 1:9. Il est aussi présent devant le Père en notre nom, comme Celui qui a accompli la propitiation, afin que, la repentance et la confession ayant eu lieu, la communion qui avait été troublée par le péché soit rétablie.
Gardons à l’esprit les distinctions suivantes :
En tant que sacrificateur, il s’occupe et remédie aux infirmités de ses saints pour les amener à s’approcher de Dieu ; en tant qu’avocat, il s’occupe des péchés de ses saints.
En tant que sacrificateur, il agit pour que nous ne tombions pas malgré nos infirmités ; en tant qu’avocat, il nous relève si nous sommes tombés.
Sa sacrificature, en un mot, a pour premier objet de prévenir. Son office d’avocat a pour but de guérir.
Dans le ministère actuel de Christ au ciel, nous avons donc une provision parfaite pour nos faiblesses dans notre séjour ici-bas. Nous sommes là dans le pays de l’ennemi et face à son pouvoir, mais nous pouvons être maintenus dans le combat contre nos adversaires, car nous sommes soutenus pour nous approcher de Dieu par l’action sacerdotale du Seigneur Jésus.
Le chrétien doit-il se taire devant les grands maux de la
terre ?
Ne doit-il pas s’efforcer de redresser le monde ?
Il est difficilement concevable que le chrétien se taise et tolère ainsi le mal. La question, cependant, est la suivante : s’il ouvre la bouche, c’est dans quel but ?
Les chrétiens sont-ils mandatés par Dieu pour redresser le monde ? Sont-ils établis rois en Sion pour exercer le jugement et la justice sur la terre ? Non, mais le jour vient où Christ le sera, selon les Psaume 2, 72, et d’autres passages. Il redressera rapidement le monde à sa seconde venue.
Les prophètes de l’Ancien Testament et les apôtres du Nouveau n’étaient pas silencieux face à l’énormité des péchés des hommes. Mais ils les voyaient plus comme des péchés contre Dieu que comme des péchés contre son prochain, et ils les imputaient sur leur conscience pour les amener à la repentance et ainsi à retrouver de bonnes relations avec Dieu.
Si, en revenant à Dieu, les hommes changent leurs habitudes et corrigent leurs abus, c’est bien, mais c’est une conséquence secondaire et non le but premier du témoignage du chrétien.
Que peut-il y avoir de mal à ce que le croyant fasse tout ce qu’il peut pour améliorer les choses ? Il existe beaucoup d’organisations utiles, il peut bien aider à leurs bonnes œuvres !
Si un croyant se permet de se détourner de la ligne directrice du dessein de Dieu à notre égard, c’est un très grand mal.
Ce cher enfant de Dieu travaille avec zèle à un travail que Dieu ne lui a jamais confié, et qui est tellement au-delà de ses forces que l’accomplissement en a été réservé au Fils de Dieu lorsqu’il viendra en gloire avec ses saintes myriades. N’est-ce pas un mal ? Ce mal, en fait, est double : c’est gaspiller de l’énergie dans la poursuite de ce qui n’est pas le propos actuel de Dieu, et c’est négliger son propos actuel.
L’Église, composée de tous les enfants de Dieu, est sur la terre comme une forteresse dans le pays de l’ennemi, ou comme une ambassade dans un pays étranger. Les employés de l’ambassade britannique à Paris – de l’ambassadeur aux employés en bas de l’échelle – sont-ils dans cette ville pour améliorer la vie en France ? Mènent-ils l’agitation ou adhèrent-ils à des organisations politiques ? Non. Ils sont là pour défendre les intérêts de leur pays et pour représenter correctement ces intérêts aux yeux du peuple français. S’immiscer dans les affaires françaises serait vraiment une insulte faite aux Français.
Nous, chrétiens, étant ambassadeurs des cieux, nous avons affaire aux intérêts de Christ et nous le représentons. Nous ne nous mêlons pas aux affaires du monde comme si nous appartenions à ce monde et n’étions pas des étrangers.
Ne recommanderiez-vous pas, qu’en traversant le monde, nous fassions tout le bien possible ?
Certainement. Le fond du problème réside toutefois dans la question : quel bien pouvons-nous faire ?
Supposons qu’un navire se soit échoué sur un banc de sable, en pleine tempête, et que la mer le brise. Les marins sont réfugiés sur les mâts. Un bateau de sauvetage s’approche et accoste le navire en péril. Imaginons qu’au lieu de ramener les marins du navire échoué en lieu sûr dans le bateau de sauvetage, la plupart des sauveteurs sautent sur l’épave, un marteau à la main et des clous, et tentent avec une énergie fébrile de réparer les ravages de la mer en refixant ses planches brisées. Au capitaine du bateau de sauvetage qui proteste, ses hommes répondent : Nous faisons tout notre possible pour le navire en péril ! Peut-être le font-ils, mais ils ont abandonné leur véritable appel : ce sont des sauveteurs et non des charpentiers de navires. De plus, leurs efforts sont vains car ils ne font pas le poids face à la mer déchaînée ; non seulement leur travail est détruit, mais les marins qui auraient pu être sauvés sont noyés.
Faut-il expliquer cette allégorie ? Faites tout le bien que vous pouvez, mais quel bien pouvez-vous faire ?
Quel est donc l’objet du service et des activités du chrétien ?
Sauver les gens du monde, comme le montre l’allégorie précédente.
Nous n’insisterons jamais trop sur ce point. Des milliers de chers chrétiens essaient de réparer les défaillances croissantes du monde. La marée montante d’anarchie et d’apostasie submergera tous leurs efforts. Pendant ce temps, ils se détournent de ce qu’ils pourraient accomplir, sous la direction de Dieu, savoir de sauver des âmes du monde.
Le mal, cependant, ne s’arrête pas là. Par ces efforts bien intentionnés, ils se retrouvent très impliqués dans le système du monde, au lieu de prendre position avec Paul et de dire : « Le monde m’est crucifié et moi au monde » (Gal. 6:14).
Quand le juste Lot « était assis à la porte de Sodome » (Gen. 19:1), c’est à dire qu’il avait une fonction de magistrat, il devait sincèrement vouloir aider à améliorer l’état moral ambiant d’injustice et d’immoralité. Il n’a fait que détruire la puissance de son témoignage contre cet état de chose et détruire sa famille. « Il sembla aux yeux de ses gendres qu’il se moquait » (v. 14). Lui-même a échappé de justesse, sans aucune force pour délivrer les autres. Sa femme a été perdue et, bien que les anges aient retiré ses deux filles célibataires, elles ont rapidement conduit leur père déchu dans l’ivresse et l’immoralité - les péchés mêmes de Sodome.
Quelle histoire ! Quel avertissement pour nous ! Prenons-y garde.
Nous cherchons toujours à éviter les combats.
Si nous prenons notre vraie position, sont-ils inévitables ?
Ils sont inévitables. Nous devons nous y préparer. Ayant montré à ses disciples leur véritable position sur la terre, comme ses témoins, en Jean 15 et 16, le Seigneur conclut par ces mots : « Vous avez de la tribulation dans le monde ; mais ayez bon courage, moi j’ai vaincu le monde » (Jean 16 :33).
Alors, d’une manière ou d’une autre, nous aurons de la tribulation. Nous aurons aussi avec nous la grande puissance du Seigneur ressuscité. « Toute autorité, dit-il, m’a été donnée dans le ciel et sur la terre. Allez donc ... et voici, moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la consommation du siècle » (Mat. 28:18-20).
Si nous nous écartons de son chemin, si nous changeons son programme et faisons alliance avec le monde, pouvons-nous espérer réaliser Sa puissance ? Non, mais plus nous obéirons à sa parole et à ses voies, plus cette puissance sera à notre disposition. Il a ‘toute autorité’, dans les deux domaines : le ciel, siège des puissances diaboliques qui sont contre nous, et la terre où nous sommes et où elles opèrent.
En Éphésiens 6:12, le diable et ses armées sont appelés ‘les dominateurs de ces ténèbres’ – le mot grec pour ‘dominateur’ est kosmokrator ou, littéralement, le ‘souverain du monde’, c’est-à-dire qu’ils dominent ce kosmos – ce système du monde organisé. Mais en 2 Corinthiens 6:18, Dieu se présente lui-même comme ‘le Tout-Puissant’, le mot grec étant Pantokrator, c’est-à-dire Celui qui dirige ‘tout’ – ‘l’univers’ - pas seulement ce petit ‘kosmos’ dans lequel nous nous mouvons et souffrons.
Tremblons-nous en présence des puissants dominateurs invisibles du kosmos ? Au-dessus d’eux, domine le Tout-Puissant – le souverain de l’univers – qui est pour nous. Les clés de son pouvoir sont entre les mains de Jésus. Nous pouvons être paisibles.
Pour un chrétien, quelle est la meilleure façon de se garder du monde ?
C’est en étant toujours en contact avec le Seigneur au ciel. Le côté négatif – se garder du monde – sera réalisé dans la mesure où le côté positif – se tenir près du Seigneur – est réalisé.
Le chrétien est comme un plongeur. Il se trouve dans un élément qui lui est totalement étranger. Pourquoi un homme met-il un scaphandre pour aller au fond de la mer ? Parce que deux choses sont nécessaires : l’eau doit rester à l’extérieur – c’est le côté négatif, et l’air doit pouvoir entrer - c’est le côté positif. C’est pourquoi, il s’enferme dans un vêtement étanche et veille à ce qu’il ait une communication ininterrompue avec l’étendue d’air illimitée au-dessus de la mer. S’il est étanche à l’air, il est nécessairement étanche à l’eau. Pour assurer l’alimentation en air (côté positif), l’eau est nécessairement exclue (côté négatif).
Si l’on fait remarquer que le plongeur ne peut pas s’alimenter en air mais qu’il dépend absolument d’un assistant qui lui pompe fidèlement l’air d’en haut, nous dirons que cela ne fait que renforcer l’allégorie. Grâce à Dieu, les fidèles services de Celui qui est sacrificateur et avocat, au ciel, sont infaillibles.
Ainsi, comme le plongeur, nous sommes dans l’élément mortel de ce monde, mais pour un temps. Notre activité n’est pas de nettoyer le fond de la mer, mais de tirer de ses profondeurs des perles qui ont de la valeur pour notre Maître.