Déceptions — et comment le Seigneur guérit
F.B. Hole
Traduit de l’allemand « Im
Glauben leben » 2020-4, p. 3
Texte élargi et adapté de Scripture Truth, 1914
Table des matières :
1 Déception due à de fausses espérances
4 Déceptions typiques d’aujourd’hui
5 Prendre en compte la Parole de Dieu en totalité
6.2 Christ comme sujet central de toute l’Écriture
6.3 Christ ressuscité, reconnu par la foi comme le centre d’unité de son peuple
Qui dans sa vie n’a pas déjà été découragé par quelque grave déception ? On avait mis tous ses espoirs sur une personne ou dans un certain événement — puis tout s’est passé autrement ! L’abattement et le doute en sont résulté, et dans le pire des cas on en arrive à se résigner à dériver vers le monde.
En période de réveil, lorsque l’Esprit de Dieu agit de façon très visible, il est relativement facile pour le croyant d’aller son chemin dans la joie. Il vit comme emporté par un courant d’enthousiasme spirituel. Les contacts avec d’autres fidèles l’encouragent. Mais quand, à la longue, de tels temps s’amoindrissent, lorsque la puissance du mal réapparait douloureusement et que la marée du succès est suivie par le reflux des déceptions — que faire alors ? Alors une phase de découragement s’installe souvent, d’autant plus lourde que le succès précédent était grand et les attentes qui s’appuyaient dessus étaient hautes. N’est-ce pas là une caractéristique typique de notre époque ?
Où sont les grands succès des missions ? Où sont les assemblées locales en nombre sans cesse croissant ? La raison principale de ce déclin n’est-elle pas avant tout en ce que nous avons négligé notre relation de foi avec Christ ? Cela a permis à un flot d’enseignements non bibliques de nous envahir, combiné à une mondanité manifeste. Faut-il alors s’étonner que de nombreux chrétiens sérieux soient déçus et découragés ?
Nous vivons dans une dispensation, une époque où le Saint-Esprit habite sur terre. Cette dispensation a été précédée par le temps où le Fils de Dieu a vécu sur la terre. Ces quelques années ont été remplies par les événements les plus mémorables de ce monde. Ils ont suscité de vives attentes du Messie dans le cœur de nombreux Juifs croyants. Mais Il est mort sur la croix — et l’euphorie du début a fait place à la plus profonde déception.
Luc 24:13-25 nous présente une histoire touchante qui illustre les expériences intérieures de deux de ces personnes, et révèle les causes de leur déception. Mais le Saint-Esprit nous en montre aussi le remède. Tirons quelques leçons de leur histoire.
« Et voici, deux d’entre eux étaient ce même jour en chemin, pour aller à un village dont le nom était Emmaüs, éloigné de Jérusalem de soixante stades. Et ils s’entretenaient ensemble de toutes ces choses qui étaient arrivées » (24:13, 14). Les deux disciples étaient en train de s’éloigner du centre de l’activité divine, qui était alors Jérusalem. Ils le faisaient parce qu’ils étaient découragés, et ils étaient découragés parce qu’ils étaient profondément déçus. Nous avons du mal à imaginer les attentes que la venue du Messie avaient suscité dans les cœurs. Dans leur esprit, ils avaient déjà vu la délivrance du joug romain, un vaste réveil national et la gloire magnifique d’un royaume sous le fils de David, à quoi ils rajoutaient peut-être une place excellente pour eux. « Nous espérions », disaient-ils, « qu’Il était celui qui doit délivrer Israël » (24:21). N’avaient-ils pas soutenu Sa revendication au trône royal pendant trois ans ? Or voilà que cette « vision » venait de s’effondrer tout d’un coup. Au lieu de renverser l’empereur et de s’emparer du trône de David, Jésus avait été cloué sur une croix par les soldats de cet empereur. Oui, le peuple s’était placé plus fortement que jamais sous le joug de l’empereur, en criant : « Nous n’avons pas d’autre roi que César » (Jean 19:15). Profondément attristés et incapables d’expliquer cette « chute » soudaine et dramatique de leur Messie, ils étaient sur le point de se défaire de leur statut de disciple et de rentrer chez eux.
« Et il arriva, comme ils s’entretenaient et raisonnaient ensemble, que Jésus lui-même, s’étant approché, se mit à marcher avec eux ; mais leurs yeux étaient retenus de manière qu’ils ne le reconnurent pas. Et il leur dit : Quels sont ces discours que vous tenez entre vous en marchant, et vous êtes tristes ? Et l’un d’eux, dont le nom était Cléopas, répondant, lui dit : Est-ce que tu séjournes tout seul dans Jérusalem, que tu ne saches pas les choses qui y sont arrivées ces jours-ci ? Et il leur dit : Lesquelles ? » (Luc 24:15-19).
Au début, il ne prononce que deux courtes phrases. Elles doivent servir à apprendre d’eux les raisons secrètes de leur abattement. Il veut qu’ils formulent leur problème et le Lui confient. Puis Il révèle alors Sa capacité à mettre au grand jour et avec précision la racine de leur tristesse. Car, après qu’ils lui aient vidé leur cœur, Il dit : « Ô gens sans intelligence et lents de cœur à croire toutes les choses que les prophètes ont dites ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît ces choses, et qu’il entrât dans sa gloire ? Et commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliquait dans toutes les écritures, les choses qui le regardent » (Luc 24:25-27).
Deux faits sont présentés à ce stade : Premièrement, que les déceptions des croyants sont généralement causées par de fausses attentes qui ne sont pas fondées sur la Parole de Dieu. L’Écriture n’a jamais dit que Christ sauverait son peuple comme par un simple claquement de doigt !
Deuxièmement, souvent on nourrit des attentes injustifiées parce qu’on ne prend en compte qu’une partie de l’Écriture, plutôt que « tout ce que les prophètes ont dit ». N’y avait-il aucun passage de l’Écriture justifiant la foi en un Messie qui viendrait en puissance et en gloire pour délivrer Israël de tout joug ? Oui, bien sûr, il y en avait, et même une multitude. Mais il y en avait d’autres qui parlaient d’un Messie humilié, d’un Messie qui serait méprisé et rejeté par les hommes et que Dieu frapperait à cause des péchés de Son peuple (És. 53:3, 10). Or ils avaient négligé de tels passages de l’Écriture. De toute évidence, ils étaient tellement focalisés sur les prophéties concernant Sa gloire que les prédictions de ses souffrances leur semblaient plutôt mystérieuses, obscures et confuses. Ils pensaient pouvoir les ignorer en toute sécurité parce qu’elles semblaient sans intérêt particulier ni profit. Par conséquent, il ne leur était pas venu à l’esprit que le Christ allait d’abord « souffrir ces choses » et ensuite « entrer dans sa gloire ».
Près de deux mille ans se sont écoulés depuis que Cléopas et son compagnon allaient leur chemin dans la tristesse. Mais les principaux traits de leur histoire sont encore revécus par une multitude de chrétiens déçus.
« Peu après ma conversion », dit l’un d’eux, « j’ai cherché la perfection. Je croyais que le péché en moi allait être complètement effacé. Mais avec le temps, à mon grand chagrin, j’ai découvert qu’il vivait encore en moi et était actif. Depuis cette découverte, je n’ai presque plus de force pour rester attaché à Dieu. Je sais à peine si je suis sauvé ou non ».
Un autre rapporte : « J’ai toujours été un serviteurs chrétien sérieux et j’ai œuvré avec beaucoup de zèle dans la mission. Je croyais fermement en la venue imminente du Royaume millénaire tel que la Bible le décrit. La pensée que l’Évangile triompherait et avancerait de victoire en victoire me remplissait d’enthousiasme. Récemment, cependant, j’ai été attristé d’apprendre que le nombre de ceux qui professent nouvellement le christianisme (sans parler de vrais convertis) ne suit pas le rythme de l’augmentation de la population mondiale. Pire encore, les triomphes réels de l’évangile dans les pays païens sont complètement engloutis par les triomphes du rationalisme et du ritualisme dans les pays d’origine du christianisme. Je ne peux pas décrire à quel point je suis désillusionné. J’ai complètement perdu le courage de continuer à répandre l’évangile ».
« Il y a des années, dit une troisième personne, j’ai rejoint un mouvement religieux qui, je pensais, allait déclencher une réelle libération dans la chrétienté. J’ai éprouvé une grande bénédiction pour mon âme lorsque j’y ai entendu une vérité biblique tombée depuis longtemps dans l’oubli. Je pensais avoir trouvé l’église modèle, construite sur les fondations des apôtres et de l’église primitive. Cela devait certainement devenir un centre qui rassemblerait un jour tous les chrétiens. Mais aujourd’hui, qu’est devenue mon église modèle ? Tout est dans la confusion. Toute tentative de présenter l’unité et l’ordre des chrétiens a sombré dans le désordre et la faillite. Je suis profondément triste et très déprimé ».
On pourrait citer de nombreux autres exemples aussi bouleversants, mais tous, comme ceux mentionnés ci-dessus, ne feraient qu’illustrer les conséquences catastrophiques de l’ignorance de certaines parties de l’Écriture quand on s’attend à quelque chose. La Parole de Dieu ne parle-t-elle pas à la fois d’une délivrance du péché et de la punition de celui-ci ? N’est-il pas dit : « Le péché ne dominera pas sur vous » (Rom. 6:14), et ailleurs : « Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes » (1 Jean 1:8) ? Même après avoir été enlevé au troisième ciel, l’apôtre Paul avait besoin d’une écharde pour la chair afin de ne pas s’enorgueillir. Bien sûr, nous lisons dans l’Écriture que Dieu a délivré le croyant de la puissance du péché. Mais si nous considérons toute l’Écriture, nous apprenons que nous ne sommes nullement délivrés de la présence du péché actuellement. Si nous ignorons cette différence, cela conduit inévitablement à la déception et au « naufrage quant à la foi » (1Tim. 1:19).
Sans aucun doute, les écrits prophétiques sont pleins de prédictions sur le temps de bénédiction merveilleux pour cette terre, qu’on appelle généralement « Royaume millénaire ». Christ exercera alors Sa domination sur toutes les nations. De puissants mouvements spirituels auront lieu. Une nation sera « mise au monde en un jour » (És. 66:8). Dans le peuple d’Israël, « tous seront justes » (És. 60:21), et partout dans le monde, la justice et la paix fleuriront. Mais le jugement doit venir au préalable : « car, lorsque tes jugements sont sur la terre, les habitants du monde apprennent la justice » (És. 26:9). Or aujourd’hui ce qui a cours, c’est que Dieu visite les nations pour en tirer un peuple pour son nom (Actes 15:14).
Que devrions-nous alors dire aux nombreux chrétiens qui sont déçus et désespérés par leurs propres échecs ? ou à ceux qui sont attristés par les défaillances des autres croyants quant au service en commun et à la communion pratique entre chrétiens ? Quel disciple sérieux du Seigneur Jésus n’est pas entouré des ruines de « dénominations », de « groupements », de « sociétés » ou autres associations ecclésiastiques — qu’elles aient été fondées ou non à l’origine selon des principes bibliques ? Dans certains cas, la désintégration visible n’a produit que des morceaux ; dans d’autres cas bien pires, une unité extérieure a été pratiquée au détriment de la pureté. À l’intérieur, la pourriture et la corruption ont tout contaminé. Qu’est-il advenu des espoirs charmants nourris au début et anéantis si impitoyablement ? — Oui, que peut-on leur dire ?
Dans la circonstance de Luc 24, une phrase de Cléopas est révélatrice : « Or nous, nous espérions qu’il était celui qui doit délivrer Israël ». De toute évidence, la rédemption et la gloire de son peuple bien-aimé occupaient la première place dans son esprit. Il lisait les Écritures et, pour lui, leur grand sujet était Israël — et le Messie n’était que le serviteur donné par Dieu pour rendre à Israël sa grandeur ! D’abord Israël, ensuite le Messie. Voilà une grande erreur, qui ne pouvait entraîner à sa suite que déception et misère !
Se peut-il que beaucoup d’entre nous soient coupables au fond de la même erreur ? Certaines choses ont-elles tellement attiré notre attention que nous avons inconsciemment construit notre propre petit « Israël », dont le succès est plus important pour nous qu’aucune autre chose ? Depuis la Pentecôte, il y a eu de nombreux mouvements dans la chrétienté qui ont eu une origine clairement céleste. L’Esprit de Dieu les avait fait naître. Et il se peut que nous ayons été, nous aussi, entraînés dans le courant d’un tel renouveau. Mais souvent, les croyants sont tellement pris par un mouvement qu’ils s’y cramponnent encore, alors que sa force vitale est déjà épuisée et perdue. Le mouvement a poussé le Maître à l’arrière-plan ! Est-ce peut-être aussi le cas pour nous ?
Mais, Dieu merci, il y a un remède qui nous est clairement montré dans notre texte. On a déjà mis en lumière deux points essentiels et résumons-les à nouveau brièvement :
Ceci est d’une importance fondamentale, et Luc 24 ne le souligne pas moins de trois fois : « toutes les choses [...] que les prophètes ont dites », « et commençant … par tous les prophètes » et « dans toutes les écritures » (24:25-27). Nous apprenons ainsi qu’en lisant l’Écriture, nous ne devons pas commettre l’erreur de préférer certains passages et, à cause de cela, d’en ignorer d’autres, partiellement ou complètement.
Nous devons également nous garder d’avoir en aucune manière des idées préconçues dans l’interprétation de l’Écriture, « sachant d’abord qu’aucune prophétie de l’Écriture ne s’interprète elle-même » (2 Pierre 1:20). Un passage de l’Écriture ne doit donc pas être interprété isolément, mais doit toujours être examiné en relation avec la totalité de l’enseignement biblique. La signification exacte d’un petit personnage dans le coin d’un grand tableau de maître célèbre ne peut être déterminée que si l’on connaît l’idée centrale du tableau et le tableau lui-même dans son ensemble.
Jésus a expliqué aux deux disciples dans toutes les écritures « les choses qui Le regardent » (24:27). Notez bien : non pas les choses qui concernaient Israël, mais celles qui Le regardaient ! Quelles révélations ont été ouvertes à leurs cœurs étonnés tout au long du chemin ! Pas étonnant que leur cœur brûlait (24:32). Ainsi, en fin de compte, tout n’était pas fini, même si le salut d’Israël semblait avoir reculé vers un lointain indéfini.
Le Christ, et non Israël, est le centre glorieux de tous les conseils de Dieu. Au cours de ce merveilleux exposé de toute l’Écriture, le Seigneur a certainement aussi pris en compte Ésaïe 49:5, 6 : « quoique Israël ne soit pas rassemblé, je serai glorifié aux yeux de l’Éternel, et mon Dieu sera ma force … Et il me dit : « C’est peu de chose que tu me sois serviteur pour rétablir les tribus de Jacob et pour ramener les préservés d’Israël ; Je te donnerai aussi pour être la lumière des nations, pour être mon salut jusqu’au bout de la terre ». La suscription de tout commentaire de ce passage doit forcément être : « Le centre n’est pas Israël, mais Christ ».
À ces deux points se rajoute un troisième pour compléter le remède contre les déceptions. C’est le plus important de tous.
L’affaire des deux disciples d’Emmaüs n’est pas finie. Arrivés à la maison, ils demandent à l’étranger d’entrer chez eux. Mais lorsqu’au cours du souper, l’invité prend soudain la place de l’hôte de la maison et rompt le pain, leurs yeux s’ouvrent et ils Le reconnaissent. Immédiatement après, Il devient invisible devant eux (24:30, 31).
En fait, ils avaient perdu le Messie comme ils L’avaient connu auparavant selon la chair. Et voilà qu’ils purent jeter un premier coup d’œil sur Lui pour Le reconnaître en tant que Ressuscité — et ce coup d’œil les changea complètement. Certes, ils venaient de voir sous Sa direction qu’Il était Lui le sujet de toute l’Écriture. Mais même qu’ils L’écoutaient et que cela faisait brûler leur cœur, ils ne Le voyaient qu’avec leurs yeux naturels. Ils ne Le reconnaissaient pas. Par contre c’est « à la fraction du pain » qu’ils Le reconnurent par la foi (24:35) — et Il devint invisible devant eux. Quel changement !
Leur déception s’est alors transformée en joie. Au lieu que tout soit des souvenirs du passé, tout était désormais assuré. Les pleurs dans la nuit sombre étaient terminés, et leurs âmes baignaient dans la lumière du Ressuscité. Leur soleil n’était pas couché derrière des nuages d’orage, pour ne plus jamais émerger, comme ils l’avaient pensé. À cause d’eux, Il avait souffert des ténèbres brèves, mais terribles, et Il était maintenant sorti de l’ombre de la mort, pour ne plus jamais y retourner. Grâce à cette découverte, ils étaient changés. Une fois leur déception guérie, ils quittèrent ce qui n’étaient pas leur place. « Et se levant à l’heure même, ils s’en retournèrent à Jérusalem, et trouvèrent assemblés les onze et ceux qui étaient avec eux ... Et ils racontèrent les choses qui étaient arrivées en chemin, et comment Il s’était fait connaître à eux dans la fraction du pain. Et comme ils disaient ces choses, Il se trouva Lui-même là au milieu d’eux » (24:33, 35, 36).
Aujourd’hui encore, tout croyant déçu peut jouir de la paix et de la joie qui remplirent leur cœur à ce moment-là, mais seulement de la même manière. Christ, et Christ seul, est le but des pensées de Dieu. Par conséquent, son but n’est pas de laisser les croyants se contenter égoïstement de la sainteté qui leur a été conférée, mais que, dans la conscience de leur propre faiblesse, ils soient satisfaits en Christ et par Christ. Le but de Dieu dans le monde n’est pas juste des « mouvements de conversion » au service de l’homme, mais l’élection d’un peuple pour Christ. Aujourd’hui, Dieu ne s’occupe pas d’établir une unité ecclésiastique, car celle-ci a volé en éclat une fois pour toutes, mais Il s’occupe à ce que Christ soit élevé. Il faut que Lui soit le point unissant Son peuple dans la foi et dans l’amour, afin qu’Il devienne pour eux une réalité claire et qu’Il soit rendu grand parmi eux, tant dans la vie que dans la mort. Quand cela arrive, une grande mesure d’unité est également atteinte, à savoir l’unité de l’Esprit, même si c’est en toute faiblesse et imperfection.
Veillons à toujours baser nos attentes sur toute l’Écriture Sainte, et soyons par-là satisfaits d’avoir comme part merveilleuse Christ, Sa gloire, Sa renommée, Ses intérêts, et avant tout le privilège de Le connaître ! Alors, malgré les circonstances les plus difficiles, nous irons notre chemin avec assurance et joie, jusqu’à ce que le but radieux soit atteint.
Révisé jusqu’ici deuxième révision rapide