L’œuvre et la demeure de l’Esprit de Dieu
F. B. Hole
Le Saint-Esprit de Dieu, personne divine de la Trinité, est présenté dans l’Écriture comme celui de qui procède l’énergie divine. Il est cité pour la première fois en Genèse 1:2, où on le voit se mouvoir dans la création et rendre effective la Parole de Dieu ; et pour la dernière fois en Apocalypse 22:17, où il stimule ‘l’épouse’ et produit dans son cœur une réponse pour l’époux, qui se présente lui-même comme ‘Moi, Jésus’.
Ces passages où il est parlé de Lui sont très significatifs. Le premier illustre, par analogie, son grand travail en rapport avec la rédemption, qui est de donner effet à la Parole de Dieu. Le dernier indique l’heureux effet de son habitation en nous qui est de produire chez les saints une réponse adéquate à la révélation faite et aux relations que l’amour a établies.
Dieu le Père a l’initiative et la direction des choses, les conseils sont siens. Dieu le Fils en a l’administration ; Il exécute les desseins divins, que ce soit dans la création, la rédemption ou en jugement. Dieu le Saint-Esprit a l’énergie qui opère tout ; agissant toujours en parfaite harmonie avec les conseils du Père et l’administration du Fils, il produit ce qui est désiré, que ce soit sur la matière dans la création, ou sur les âmes et finalement le corps des saints dans la rédemption.
L’œuvre rédemptrice du Seigneur Jésus a été faite pour nous ; le travail du Saint-Esprit se réalise en nous. La rédemption a été accomplie tout à fait en dehors de nous, à la Croix. Elle est placée devant nous comme l’objet de notre foi, à laquelle nous devons regarder. C’est une œuvre objective et la vérité qui y est liée est objective. Quant au travail du Saint Esprit, au lieu de le considérer comme un objet devant nous, nous en sommes les sujets. C’est un travail subjectif et la vérité qui y est associée est subjective.
Il est tout d’abord nécessaire de noter que le travail de l’Esprit précède son habitation en nous. L’homme, dans la chair, c’est-à-dire inconverti, n’est pas une demeure convenable pour l’Esprit de Dieu. Ceci était préfiguré dans la consécration des fils d’Aaron (Exode 29), et dans la purification du lépreux (Lévitique 14). Dans les deux cas, il y avait premièrement le lavage d’eau, puis l’application du sang, et enfin l’onction d’huile, ce qui, en type, signifie que l’Esprit ne peut être donné que lorsque l’homme a été soumis à l’action de l’eau et du sang. Autrement dit, ce n’est que lorsque l’Esprit a appliqué l’eau, à la nouvelle naissance, et le sang, lors de la réalisation de la rédemption, qu’il peut demeurer.
La nouvelle naissance est clairement l’œuvre de l’Esprit de Dieu. L’homme doit être « né d’eau et de l’Esprit » (Jean 3:5). L’eau, image de la Parole, est l’instrument ou le moyen ; l’Esprit, l’agent ou la puissance. En 1 Pierre 1:22-25, il est fait référence à la même grande vérité, seulement l’accent est mis sur la vivante et permanente Parole de Dieu, qui se présente à nous dans la prédication de l’évangile. En Jean 3, l’accent est mis principalement sur l’opération de l’Esprit ; il est dit qu’il engendre ce qui lui ressemble – « ce qui est né de l’Esprit est esprit ».
En Jean 3, on trouve ‘l’homme ... né de nouveau’ et ‘le Fils de l’homme ... élevé’. La nouvelle naissance étant le début du travail de l’Esprit qui s’opère dans l’homme de façon individuelle ; et l’œuvre de Christ à la Croix étant faite en dehors de nous, une fois pour toutes.
Maintenant, la nouvelle naissance ayant été opérée chez quelqu’un, il se trouve en lui ce qui est né de l’Esprit et dont la nature est esprit, en contraste avec la chair, la nature que nous possédons de la race d’Adam, en naissant dans ce monde. Cette nouvelle nature spirituelle est appelée ‘l’homme intérieur’ en Romains 7:22 et c’est par cet homme intérieur que le croyant ‘prend plaisir à la loi de Dieu’. Les versets 7 à 25 montrent une expérience individuelle et sont marqués par la répétition des pronoms ‘je’, ‘moi’, ‘mon’ ; ils montrent la détresse de celui qui parle, le ‘moi’, due aux désirs contradictoires des deux natures : ‘la chair’, d’une part, et ‘l’homme intérieur’ de l’autre. Mais parmi les leçons apprises au cours de cette expérience, il y a ceci : Dieu (et donc aussi la foi en nous) ne reconnaît que la nouvelle nature qui est esprit, la vieille nature n’ayant aucune valeur. Il n’y a rien de bon en elle (Rom. 7:18) et elle a été condamnée à la croix (Rom. 8:3).
La greffe d’un arbre en est une bonne illustration. On sélectionne un jeune arbre sans aucune valeur que l’on condamne en le coupant de façon qu’il ne reste que le tronc sur lequel on insère un greffon. Quand la greffe est faite, l’ancienne nature de l’arbre n’est plus reconnue, et on parle de cet arbre toujours sous le nom de la variété greffée ; mais c’est le même arbre. Les deux natures sont toujours là, mais la nouvelle nature de cet arbre "né de nouveau" est celle qui domine et qui est reconnue.
Quelle que soit l’époque ou la dispensation, cette grande opération de l’Esprit de Dieu – la nouvelle naissance – est nécessaire pour qu’une âme puisse avoir affaire avec Dieu en bénédiction, par conséquent, de tout temps, des hommes sont nés de nouveau. Cependant, l’habitation de l’Esprit de Dieu dans le croyant est une bénédiction caractéristique de notre époque. Pour cela, la rédemption devait être accomplie, les péchés devaient être expiés et le péché devait être condamné. L’œuvre de Christ étant accomplie, Christ ayant été ressuscité et glorifié, l’Esprit a été envoyé comme nous le voyons en Actes 2.
À l’époque de l’Ancien Testament, il y avait des hommes nés de nouveau par l’Esprit de Dieu. Il se servait de certains avec une puissance extraordinaire pour un service spécial. Dans ce cas, il ne venait que momentanément sur eux. C’est pourquoi, lorsque le Seigneur Jésus a promis le ‘Consolateur’, en Jean 14, Jean 15 et Jean 16, il a dit qu’Il viendrait pour être ‘en vous’ et ‘pour être avec vous éternellement’.
En Actes 2, nous voyons que la venue de l’Esprit de Dieu revêt deux aspects. Premièrement, il habite en chaque saint présent à cette occasion. Cela apparaît clairement dans le récit. Sa présence est évoquée par les ‘langues divisées comme de feu’, et il est ajouté : « elles se posèrent sur chacun d’eux ». Deuxièmement, il forme l’Eglise, comme le dit 1 Corinthiens 12:13 : « nous avons tous été baptisés d’un seul Esprit pour être un seul corps ». Après avoir formé ce ‘seul corps’ – l’Eglise – il en a aussi fait la maison de Dieu en y habitant. Nous sommes « édifiés ensembles pour être une habitation de Dieu par l’Esprit » (Eph. 2:22). Cette habitation plus étendue n’est pas mentionnée expressément en Actes 2 ; elle est peut-être symbolisée par le fait qu’il se fit « du ciel un son, comme d’un souffle violent et impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. »
En examinant de plus près la manière dont l’Esprit de
Dieu habite le croyant, nous voyons qu’Il a un triple caractère : Il est
le sceau, les arrhes et l’onction, comme il est dit en 2 Corinthiens 1: 21-22.
En tant que sceau, il marque notre appartenance à Dieu et nous attache à
Lui (voir Éph. 4:30).
En tant qu’arrhes, il est le gage et l’avant-goût de toutes les réalités
bienheureuses qui seront nôtres au jour de gloire (voir 2 Cor. 5:5 ; Eph.
1:14).
En tant qu’onction, Il confère au croyant la capacité de comprendre et
de jouir des choses de Dieu (voir 1 Jean 2:20, 27), et celle d’adorer et de
servir Dieu. Il est dit du Seigneur lui-même qu’Il a été oint (Actes 10:38).
En lisant Romains 8, nous voyons que l’Esprit de Dieu, donné au croyant par grâce, est identifié au nouvel état formé dans le croyant par Sa puissance et caractérise cet état ; l’Esprit de Dieu est l’énergie de cette nouvelle nature du croyant, suite à la nouvelle naissance. On peut donc dire que ‘l’Esprit est vie’ (v. 10). Il est aussi ‘l’Esprit de vie dans le Christ Jésus’ ; il prend le contrôle du croyant, le libérant ainsi de ‘la loi du péché et de la mort’ (v. 2). En fait, ce chapitre remarquable présente l’Esprit remplissant diverses capacités en rapport avec la vie pratique du chrétien, mais nous ne pouvons pas nous y arrêter, car nous devons considérer le travail qu’il accomplit en habitant dans le croyant.
Comme nous l’avons vu, il commence par travailler en lui avant d’y demeurer, luttant contre la conscience, brisant la volonté et produisant enfin la nouvelle naissance. C’est comme s’il construisait une maison qui lui convienne. Puis il en fait sa demeure, de sorte que le corps du croyant devient le temple du Saint-Esprit (1 Cor. 6:19). Mais il ne faut pas penser que c’est fini. En y habitant, il travaille toujours.
En Jean 14, 15 et 16, le Seigneur Jésus a spécialement insisté sur le fait que l’Esprit enseignerait les disciples. Il leur « enseignerait toutes choses », Il les « conduirait dans toute la vérité. » C’était particulièrement vrai pour les apôtres auxquels il s’adressait, dans la mesure où ce sont eux qui seraient les dépositaires des révélations contenues dans les épîtres. Cependant, c’est également vrai pour tout croyant, même récemment converti – un petit enfant dans la foi – comme le montre 1 Jean 2:27. L’enseignement de l’Esprit va plus loin qu’une simple transmission d’informations. Il enseigne si efficacement que le croyant non seulement connait les vérités mentalement mais il est possédé par ces vérités. Elles sont rendues vivantes et opérantes dans sa vie.
Ensuite, de la même façon qu’Il instruit, Il fortifie. L’Apôtre priait pour que les saints d’Éphèse soient « fortifiés en puissance par son Esprit quant à l’homme intérieur » (Éph. 3:16). L’homme intérieur lui-même est le fruit du travail de l’Esprit, mais il est nécessaire de le fortifier afin que Christ habite, par la foi, dans le cœur.
Lié à cela, Il opère pour transformer, comme il est dit en 2 Corinthiens 3:18. Contrairement à Israël, nous, chrétiens, nous avons devant nous la gloire sans voile du Seigneur et non la gloire voilée de la loi reflétée dans la face de Moïse. En voyant cette gloire ‘dévoilée’, « nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit ».
Qu’elles sont vastes ces choses qui nous ont été révélées ! Chacune a sa propre gloire qui se focalise sur un centre : le Seigneur Jésus-Christ. Sa gloire brille partout et peut se voir sans voile. En la contemplant, nous sommes transformés par la puissance de l’Esprit, et transformés en la même image. Le caractère même de Christ est ainsi produit en nous. C’est peut-être le couronnement de l’œuvre de l’Esprit dans le croyant. Il nous transforme, en écrivant, sur les tables de chair du cœur, le caractère ou les traits moraux de Christ. Ce travail doit encore être complété par le Seigneur : lorsqu’Il reviendra, Il transformera nos corps en la conformité de son corps de gloire. Le Seigneur lui-même fera cela, c’est vrai (Phil. 3:21), mais il est dit aussi que Dieu « vivifiera nos corps mortels à cause de son Esprit qui habite en nous » (Rom. 8:11).
Les opérations de l’Esprit en relation avec l’Église, différentes de celles qui concernent le croyant, sont également d’une grande importance. Il est le véritable représentant de Christ sur la terre. Il est le ‘Serviteur’ chargé de porter l’invitation de l’Évangile, et de ‘contraindre à entrer’, selon la parabole de Luc 14. C’est lui qui donne, aux divers membres du corps de Christ, les dons qui doivent être au profit de tous. Les dons sont variés, mais « le seul et même Esprit opère toutes ces choses, distribuant à chacun en particulier comme il lui plait » (1 Cor. 12:11). Comme le montre le chapitre 14 de cette épître, c’est Lui qui préside et contrôle dans les assemblées des saints. Il est ici non pour s’exalter, mais pour magnifier Christ. Néanmoins, il doit être honoré et avoir sa place, car Il habite les saints qui sont la maison de Dieu. Ignorer sa présence dans l’assemblée de Dieu ou le considérer comme sans importance, en usurpant sa place et ses fonctions, est un grave péché, même si l’on est bien intentionné.
Quel vaste sujet que celui de l’œuvre et de l’habitation de l’Esprit de Dieu ! Nous n’avons fait qu’en esquisser les grandes lignes.
Comment un croyant peut-il savoir qu’il a reçu le Saint-Esprit ?
Par le fait qu’il croit en l’évangile de Christ ressuscité. Les croyants d’Éphèse ont été scellés du Saint-Esprit après avoir cru ou ‘ayant cru’ (voir Éph. 1:13). Ce verset nous donne l’ordre qui est toujours observé : ils ont entendu la parole de la vérité, l’évangile de leur salut, ils l’ont cru, et ils ont été scellés de l’Esprit.
Dans les Actes, sont cités des cas où l’Esprit a été
reçu, comme par exemple :
(1) Les disciples à Jérusalem (Actes 2).
(2) Les Samaritains (Actes 8).
(3) Les Gentils - Cornelius et ses amis (Actes 10 et 11).
(4) Les douze hommes à Ephèse (Actes 19).
Chaque cas montre des différences quant aux détails, tels que le baptême, l’imposition des mains et le fait de parler en langues. Il existe de bonnes raisons pour expliquer ces différences – nous n’y insistons pas, mais elles montrent qu’il est impossible d’établir des règles, comme par exemple le fait que le baptême doit avoir lieu avant que l’Esprit puisse être reçu : le troisième cas contredit cela. Mais sous ces différences apparentes, dans chacun des quatre cas l’ordre divin : écouter, croire et être scellé de l’Esprit, se trouve vérifié. Le quatrième cas souligne que ce qui est entendu et cru doit être l’évangile complet de la mort et de la résurrection de Christ. C’est parce que les douze hommes n’avaient pas entendu et cru cela qu’ils n’avaient pas reçu l’Esprit.
Lorsque l’Esprit est reçu, ne doit-il pas exister des signes extérieurs très précis qui rendent un si grand don manifeste à tous ?
Lorsque l’Esprit est reçu, il doit exister et il existe des signes concrets, mais pas forcément visibles ou audibles. Le fait qu’un nouveau converti connaisse Dieu comme son Père est un signe que l’Esprit est reçu (voir Rom. 8:15). Il en va de même du fait que la Bible devienne un nouveau livre pour celui-ci (voir 1 Cor. 2:11-14). Il y aurait beaucoup de choses semblables qui sont beaucoup plus importantes que de parler en langues.
Il est vrai que des signes extérieurs étaient plus en évidence à l’époque apostolique, car Dieu accréditait alors publiquement l’Église qu’il venait de fonder. Cette étape étant maintenant passée, ce sont les choses importantes, moins sensationnelles et plus cachées qui demeurent ; c’est comme dans le corps humain où les organes vitaux les plus importants ne sont pas visibles.
Certains disent que si le parler en langues ne se produit pas, c’est que l’Esprit de Dieu n’est pas reçu. Qu’en dit l’Ecriture ?
Ce que nous venons de dire répond à cela, de même que le fait que dans les six cas de réception de l’Esprit consignés dans les Actes, trois ne mentionnent absolument pas le fait de parler en langues. De même en 1 Corinthiens 12, où il est beaucoup fait allusion au parler en langues, l’argumentation de l’Apôtre tourne autour du fait que, bien que l’Esprit de Dieu soit un, les dons ou les manifestations qui émanent de lui sont nombreux et variés : un membre du corps reçoit un don de prophétie, un autre membre reçoit un autre don comme le parler en langues.
À la fin du chapitre (v. 29 et 30), un certain nombre de questions sont posées, sans qu’aucune réponse ne soit donnée tellement elles sont évidentes. « Tous sont-ils apôtres ? » Non, bien sûr. « Tous sont-ils prophètes ? » Non. « Tous parlent-ils en langues ? » Tout aussi clairement, non. Tous les chrétiens sont-ils membres du corps de Christ par le baptême de l’Esprit ? Oui. Est-ce que tous les membres parlent en langues ? Non. Ainsi, l’Ecriture réfute clairement cette pensée erronée.
Le croyant reçoit-il le Saint-Esprit afin qu’il puisse utiliser son influence pour Dieu ?
L’Écriture ne présente pas les choses ainsi. L’Esprit de Dieu est une personne. Il exerce une grande influence, mais c’est en tant que personne qu’il habite en nous.
Que nous le considérions comme habitant le croyant ou l’Église comme maison de Dieu, Il agit souverainement. Il ne nous est pas donné comme puissance à notre disposition, mais pour que nous soyons à sa disposition.
Cela apparaît clairement dans l’histoire de l’apôtre Paul. Il a commencé sa carrière missionnaire parce que « le Saint-Esprit a dit ... » (Actes 13:2). Plus tard, il fut « empêché par le Saint-Esprit de prêcher la Parole en Asie » et, déterminé à aller en Bithynie, « l’Esprit ne le lui permit pas » (Actes 16:6-7).
Qu’est-ce qu’être rempli de l’Esprit ?
C’est être tellement sous le contrôle de l’Esprit de Dieu qu’il devient la source de toutes les pensées et actions du croyant, et l’énergie par laquelle elles se réalisent.
Dans les Actes, nous voyons qu’à certaines occasions, l’un ou l’autre était rempli de l’Esprit (Actes 4:8 et 31 ; Actes 7:55 ; Actes 13:9 et 52). Il les possédait entièrement pour faire face à des situations urgentes avec toute la puissance de Dieu.
En Ephésiens 5:18, nous trouvons l’exhortation ‘soyez remplis de l’Esprit’ qui s’adressait aux saints de cette ville. Il est donc évident que chacun – et pas seulement quelques-uns – devrait connaître et expérimenter cela pour lui-même.
Pourquoi est-ce si peu connu ? N’est-ce pas parce que chez la plupart d’entre nous, la chair est si peu jugée, et donc active, que l’énergie de l’Esprit est largement utilisée pour en neutraliser la puissance. Galates 5:17 dit que l’Esprit et la chair sont ‘opposés l’un à l’autre’, et que nous devons marcher par l’Esprit et ne pas satisfaire à ‘la convoitise de la chair’. Le premier pas pour être rempli de l’Esprit consiste à marcher par l’Esprit de telle sorte que la chair soit jugée et tenue sous la sentence de mort d’une manière pratique.
Qu’est-ce qui ‘attriste’ l’Esprit de Dieu et qu’est-ce qui ‘l’éteint’ ?
Ce qui l’attriste, c’est tout ce qui déshonore Christ ou se soustrait à son contrôle. L’Ecriture dit : « N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu » (Eph. 4:30). Il est donc attristé par l’impiété, mais pas au point de partir car il est dit ensuite : « par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption », c’est-à-dire le jour de la rédemption de nos corps à la venue du Seigneur.
L’attrister, c’est perdre les bienfaits pratiques de sa présence, car il utilise alors son énergie pour nous attrister à repentance et nous amener à confesser le mal, afin de restaurer notre communion.
‘N’éteignez pas l’Esprit’ (1 Thess. 5:19) est une exhortation à ne pas empêcher son action, que ce soit par des prophètes ou d’autres dons, dans les assemblées des saints. Les versets suivants le montrent. L’Esprit habite l’Eglise et revendique le droit de régir ses rassemblements ; Il ne permet à personne, sous aucun prétexte, de s’immiscer ou d’éteindre sa voix. C’est une exhortation généralement ignorée dans la chrétienté où des organisations et des liturgies ont été instituées pour tout placer sous le contrôle d’un ou plusieurs hommes. Dans un tel état de chose, l’action libre et souveraine de l’Esprit serait ressentie comme une intrusion et vite réprimée.
Quelle est, en un mot, la grande mission de l’Esprit de Dieu ?
De glorifier Christ (voir Jean 16:14). Au verset 13, il est dit : « Il ne parlera pas de par lui-même », c’est-à-dire de sa propre initiative. Il a pris la place de serviteur des intérêts de Christ ; ses actions vont donc dans ce sens. Il n’est pas venu pour être en vue. C’est pourquoi nous ne trouvons, dans l’Écriture, ni prière ni adoration adressée distinctement au Saint-Esprit. Il est plutôt Celui qui les inspire dans les croyants.
C’est important, car certains établissent une sorte de ‘culte’ du Saint-Esprit : on en parle beaucoup, on analyse et discute ce qu’Il opère dans le croyant. Cela devient systématique, au point que ceux qui le font s’occupent désespérément d’eux-mêmes, de leur propre état et de ce que l’Esprit opère en eux – que ce soit réel ou imaginaire – et Christ est éclipsé.
C’est un mal sérieux. Une telle occupation de soi est totalement opposée au véritable ministère de l’Esprit. Il est dans l’Église pour glorifier Christ et conduire nos âmes vers Lui.