La propitiation : sa signification et son vrai caractère

F.B. Hole

Le caractère expiatoire de la mort de Christ est d’une immense importance.

Aucune vérité de l’Écriture Sainte n’a davantage souffert de ceux qui falsifient la Parole de Dieu. Nous ferons donc bien d’y consacrer un chapitre.

Le mot propitiation se trouve principalement dans l’Ancien Testament, où il est fréquemment utilisé.

Il est intéressant de noter que la racine de ce mot hébreu – kaphar – a le sens de couvrir. Cela s’accorde avec ce que l’Écriture présente au sujet de l’homme pécheur qui est exposé à la colère et à la condamnation à cause de sa culpabilité, et qui a donc besoin d’être couvert aux yeux d’un Dieu saint. Cela deviendra plus clair au fur et à mesure que nous avancerons.

Dès la chute d’Adam et l’entrée du péché dans le monde, il est devenu manifeste qu’un pécheur coupable doit être couvert. Le fait de se faire des ceintures de feuilles de figuier et de se cacher derrière les arbres du jardin montraient que c’était le sentiment instinctif des deux coupables. Dieu l’a rendu encore plus manifeste quand il fit « des vêtements de peau et les revêtit » (Gen. 3:21). Notons que le mot peau, implique que la mort est tombée sur des animaux afin que les coupables puissent être couverts. La foi d’Abel s’est emparée de cette première révélation de la façon divine de couvrir un pécheur. C’est pourquoi, au chapitre 4, il est dit qu’il offre un premier-né de son troupeau lorsqu’il s’approche de Dieu. Couvert par la mort de cette offrande, « il a reçu le témoignage d’être juste » (Héb. 11:4).

En arrivant au déluge, nous voyons, là encore, la nécessité d’être couvert lorsque le jugement de Dieu s’est déversé. Dans l’arche, Noé et sa famille étaient à couvert. Ils étaient entourés de bois de Gopher, et il ne restait pas une fissure, car les instructions étaient de « l’enduire de poix dedans et dehors » (Gen. 6:14). Il est significatif que le mot même utilisé en hébreu pour ‘poix’ soit étroitement lié au mot ‘couvrir’ ou ‘propitiation’. Noé était entièrement à couvert. Malgré cela, il n’a pas recommencé sa carrière sur la terre purifiée, sans sacrifices sanglants (cf. Gen. 8:20).

Après Noé, nous arrivons à l’époque des patriarches. Nous voyons ces hommes construire leurs autels à l’Éternel et offrir des sacrifices comme base de leur relation avec lui. D’après le récit de la Genèse, il semble cependant qu’avec le temps, l’énergie de leur foi a décliné et que de tels sacrifices sont devenus de moins en moins fréquents. Abraham est celui qui en a offert le plus. Ils n’avaient aucun ordre précis de la part de Dieu à ce sujet, mais de toute évidence, ils agissaient à la lumière du grand sacrifice de Noé qui offrit sans doute, selon les instructions divines, le septième animal de toutes bêtes pures et oiseaux purs – celui qui était en plus des trois couples d’animaux.

En continuant, nous atteignons l’époque de la servitude d’Israël en Égypte. Cette période d’éclipse ne contient aucune trace de sacrifices. Cependant, l’Éternel chargea Moïse de les délivrer. Il dit au Pharaon : « Laisse-nous aller ... afin que nous sacrifiions à l’Éternel notre Dieu » (Exo. 3:18). Puis il y a le sacrifice qui se démarque dans l’Ancien Testament – celui d’un agneau lors de la nuit de la Pâque, en Exode 12. Ici encore, les premiers-nés d’Israël ont été couverts lorsque le jugement est tombé sur les premiers-nés d’Égypte.

À partir de là, le propos divin de la propitiation par le sang arrive pleinement en lumière – au moins autant qu’il est possible dans l’Ancien Testament. Une fois dans le désert après être sorti d’Égypte, la loi fut donnée à Israël et les sacrifices sanglants constituèrent la pierre angulaire de tout le système légal institué alors. Comme le dit l’auteur de l’épître aux Hébreux : « Presque toutes choses sont purifiées par du sang, selon la loi ; et sans effusion de sang il n’y a pas de rémission » (Héb. 9:22).

L’utilisation du mot presque, dans ce verset, nous laisse entendre des exceptions à la règle générale. L’une d’elles se trouve en Exode 30:11-16, dans la loi au sujet du dénombrement en Israël. Là, au lieu de verser du sang, il était ordonné que chaque homme offre une petite pièce d’argent. Ce passage présente des points très utiles quant à la véritable signification de la propitiation.

Pour qu’un homme soit compté parmi les fils d’Israël, et soit ainsi reconnu par Dieu comme l’un des siens, il fallait que la propitiation soit faite pour son âme – car, étant pécheur, son âme devait être couverte avant de se placer sous le regard Divin. Le demi-sicle d’argent était la pièce prévue comme ‘argent de la propitiation’. Riches et pauvres devaient l’offrir, car tous étaient pécheurs, sans distinction, et il ne s’agissait pas de la valeur intrinsèque de la pièce.

Si cela avait été le cas, d’incalculables richesses n’auraient pas suffi et Moïse aurait pu dire, comme Michée : « L’Éternel prendra-t-il plaisir à des milliers de béliers, à des myriades de torrents d’huile ? » La petite pièce d’argent n’était qu’un gage et rien de plus.

Mais, un gage de quoi ? Un gage représentant les animaux qui auraient dû mourir à leur place, et donc un gage du fait que tout homme en Israël était perdu et devait par conséquent être racheté – c’est-à-dire racheté de la servitude du péché où il était tombé, avant de pouvoir être dénombré.

Ces deux points ont peut-être besoin de précision. Il est dit : « sachant que vous avez été rachetés … non par des choses corruptibles, de l’argent ou de l’or ... » (1 Pierre 1:18). On en déduit que leurs pères avaient été rachetés de cette façon. Leur rachat a toujours été fait ainsi. qui Pour être en règle avec son Dieu, l’Israélite pieux devait toujours dépenser de l’argent et de l’or pour l’achat d’animaux à sacrifier qui, par leur mort, lui apportaient la rédemption. Lors du dénombrement, Dieu n’a pas exigé, comme on aurait pu le penser, le sacrifice d’animaux à l’échelle nationale. Au lieu de cela, Il a réduit ses exigences au minimum, si l’on peut dire, et n’a exigé que cette petite pièce d’argent de chaque homme, comme gage qu’un sacrifice était nécessaire.

Quelle était la nature et le caractère de la propitiation ? La loi du dénombrement le montre très clairement. Le demi-sicle que chacun devait donner s’appelait ‘l’argent de la propitiation’. Ce à quoi il servait est énoncé deux fois ainsi : « afin de faire propitiation pour vos âmes » et une fois par : « ils donneront chacun une rançon de son âme à l’Éternel ».

Prêtons-y attention, car les fausses théories sur la propitiation abondent, et toutes visent à vider la parole de son sens pour lui donner une signification plus agréable aux goûts de la nature humaine déchue, mais étrangère à l’Écriture.

Notre passage nous en indique clairement le sens scripturaire et l’usage. Ce qui fait la propitiation pour l’âme, ou qui la couvre, c’est ce qui rachète l’âme. Mais pourquoi une rançon est-elle nécessaire ? Parce que l’âme est mise à l’amende, à cause du péché. Et quelle est la nature de l’amende imposée à l’âme à cause du péché ? La mort. Ce qui rachète l’âme en levant la pénalité qui pèse sur elle est donc la seule chose qui fait la propitiation.

Et qu’est-ce qui lève la pénalité de mort ? C’est la grande question. La sentence de mort se dresse dans toute sa force. Nous n’avons jamais entendu dire que la sentence de mort ait une alternative équivalente. Aux yeux de la loi, il n’y a pas d’alternative, car elle n’a pas d’équivalent. La mort seule peut répondre à la peine de mort. Autrement dit, seul le fait de rendre la vie peut répondre au cas de celui dont la vie est mise à l’amende. Quand le sang de la vie est répandu ou versé, c’est le gage et la garantie que la vie est rendue. C’est pourquoi la doctrine du sang parcourt les Écritures comme un fil rouge, jusqu’à atteindre à son apogée à la Croix, comme le rapporte Jean 19:34, où nous arrivons historiquement au « sang précieux de Christ ».

La signification de la propitiation et son vrai caractère sont donc développés dans l’Ancien Testament. Cependant, en lisant le Nouveau Testament, comme le passage d’Hébreux 10:1-3, nous sommes assurés que les offrandes dont parle l’Ancien Testament n’avaient aucune valeur intrinsèque ; elles n’étaient au mieux que des types, des ombres de l’Antitype qui est la réalité des choses. Elles avaient la même valeur qu’a un chèque qui sera encaissé ou échangé contre de l’argent en espèce, même plusieurs mois après son émission. La valeur réelle d’un chèque de 1 000 €, considéré comme le bout de papier écrit à l’encre, est inférieure à un centime, mais sa valeur potentielle à l’échéance est exactement de 1 000 €. Il en est ainsi des sacrifices d’autrefois : leur valeur intrinsèque était insignifiante ; leur valeur résidait dans le fait qu’ils étaient des gages du Grand Sacrifice des siècles qui allait être accompli à la Croix.

La mort expiatoire de notre Seigneur Jésus-Christ est au cœur de tout. Sa valeur est aussi infinie et inestimable que la gloire de sa divinité essentielle. La valeur du sang ne peut être estimée que par la dignité et la pureté de Celui qui l’a versé. Nous étions irrémédiablement souillés par le péché, aussi notre vie était-elle perdue. Lui était Dieu et, devenu homme, il a montré qu’Il était un homme saint, innocent, sans souillure, contre lequel la mort n’avait aucun pouvoir. Alors, Lui dont la vie ne pouvait être condamnée, Lui qui comme Dieu et comme homme avait tous les droits pour vivre, étant lui-même l’origine de la vie, a donné Sa vie pour nous dont les vies étaient condamnées. C’est le miracle des miracles !

« Oh ! Quelles célestes merveilles,
Dans le sang expiatoire !
Les pécheurs sont, par lui, sauvés,
Et les rebelles, à Dieu, amenés. »

Faisons encore deux remarques.
1) Les fausses théories sur l’expiation sont vraiment pauvres et dérisoires comparées à la vérité présentée dans les Écritures. Quelle hauteur sublime atteint l’amour divin à la Croix de Christ ! Le déploiement de la justice de Dieu y est suprême et indéniable.

Les orgueilleux, qui ne veulent pas reconnaître qu’ils sont sous la sentence de mort, peuvent tourner en ridicule la Parole de Dieu et dire que la pensée d’une expiation par les souffrances et la mort, par substitution, est fausse, mais pour la remplacer, ils n’ont rien qui ne contredise pas gravement tout ce qui est juste, saint et vrai. Ils se satisfont de leurs propres pensées sur la question parce qu’ils ferment obstinément les yeux sur la réalité de leur état. Une fois admis la ruine totale de l’homme, ainsi que la justice et la vérité de Dieu, il n’y a pas d’autre solution possible que celle des souffrances et de la mort expiatoire de Christ par substitution. À la croix, et là seulement, chaque attribut divin a été satisfait en rapport au péché. C’est là que « La bonté et la vérité se sont rencontrées, la justice et la paix se sont entre-baisées » (Ps. 85:10). Et parce que ces attributs de Dieu apparemment opposés se sont retrouvés en harmonie, à la Croix, ils se retrouvent dans une même harmonie dans l’expérience du pécheur racheté, et se retrouveront en harmonie dans une terre rachetée, au millénium.

2) Souvenons-nous que le mot ‘expiation’ n’entre pas dans toute la portée de la mort de Christ. Comme nous l’avons dit, c’est un mot de l’Ancien Testament. Dans le Nouveau Testament, cette vérité fondamentale est beaucoup plus étendue. En fait, rappelons-nous qu’en ce qui concerne toute réalité divine, aucun mot ni aucun aspect de la question, ne l’exprime pleinement. Les choses divines sont trop grandes pour être comprises en une seule vue par des esprits finis.

L’expression ‘Propitiation par substitution’, souvent utilisée, rencontre de grandes objections de la part de nombreux théologiens modernes. Quel est le sens de cette expression ?

Un substitut est celui qui représente quelqu’un d’autre. La propitiation par substitution, signifie simplement que la propitiation est faite par Celui qui prend la place de ceux pour qui Il souffre. Leurs péchés sont expiés dans Son sang.

Ceux qui refusent la propitiation par substitution préfèrent généralement traiter le mot ‘atonement’ (propitiation) comme s’il s’agissait de ‘at-one-ment’ (réconcilier). Cette modification est-elle justifiée ?

Non. Tout d’abord, la signification d’un mot se décide non seulement par son étymologie, mais par son utilisation usuelle. L’utilisation de ce mot dans les Écritures est de satisfaire aux exigences qu’implique le péché, en en supportant la pénalité ; c’est donc ‘expier, et non ‘réconcilier. Prenons un autre exemple : le mot prévenir, selon son étymologie, signifie venir avant. Dans la version anglaise KJV de 1604, son utilisation usuelle à l’époque correspondait au sens étymologique c’est pourquoi les traducteurs l’ont mis dans 1 Thessaloniciens 4:15 et Matthieu 17:25. Aujourd’hui, ce mot n’est jamais utilisé au sens étymologique, mais toujours dans le sens d’empêcher, il a donc été nécessaire de le remplacer. Toujours insister pour ne prendre en compte que le sens étymologique des mots, rendra vite le texte incompréhensible !

Deuxièmement, comme nous l’avons vu, le mot ‘propitiation’ est la traduction du mot hébreu, kaphar, qui signifie couvrir. Les traducteurs de la Bible l’ont presque toujours traduit par ‘propitiation’. Ils ont parfois utilisé d’autres mots tels que réconcilier, pardonner, purifier, expier, etc. Ceux qui voudraient n’utiliser que le mot ‘réconcilier’ à chaque fois, ne changeraient rien au fait que Dieu a parlé à l’origine de couvrir le coupable par un sacrifice, et que son sens c’est celui-ci. Le pire est que les hommes qui induisent en erreur, en jonglant ainsi avec l’orthographe de ‘atonement’ (propitiation), n’ignorent pas cela.

Rien n’a été dit de la vie parfaite de notre Seigneur. Quel rôle a-t-elle joué dans l’œuvre de l’expiation ?

Elle n’a joué aucun rôle, sauf de manière indirecte. Il « a porté nos péchés en Son corps sur le bois » (1 Pierre 2:24). L’expiation a été faite sur le bois et là seulement.

Il est dit ailleurs : « Le Fils de l’homme est venu pour donner sa vie en rançon pour plusieurs » (Matt. 20:28). « Sa vie, s’exclamera quelqu’un, Sa vie est une rançon pour plusieurs. » C’est vrai, mais ce n’est pas complet. Il « est venu ... pour donner sa vie. » C’est le don de sa vie – la livrant en mourant - qui est la rançon. La perfection de sa vie a fait que l’offrande était acceptable pour Dieu, c’est ce qui en faisait l’une de ses plus grandes qualités pour s’offrir en sacrifice. Il était en vérité l’Agneau ‘sans défaut’.

Il a été dit que la mort de Christ ôte notre mal, mais que sa vie parfaite, en accomplissant la loi, est mise à notre compte et constitue la justice positive dans laquelle nous sommes. Cette doctrine de ‘la justice de Christ qui nous est imputée’ est-elle scripturaire ?

Elle n’est pas scripturaire. Le terme même de ‘justice de Christ’ ne se trouve pas dans les Écritures. Il est dit : ‘justice de Dieu’, et aussi que la justice est imputée à celui qui croit en Christ mort et ressuscité, tout comme elle était imputée à Abraham autrefois (cf. Rom. 4).

Remettons-nous en doute la vie juste de notre Seigneur ? Au contraire, nous affirmons que son obéissance et son dévouement, que le passage sans pareil de Philippiens 2 présente, dépassaient de loin la justice demandée par la loi de Moïse. Mais nous disons aussi que l’enseignement de l’Écriture concernant les relations du croyant avec la loi n’est pas que Christ a gardé la loi pour nous, mais qu’il « nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant fait malédiction pour nous » (Gal. 3:13) et, ce faisant, il a rachetés « ceux qui étaient sous la loi, afin que nous reçussions l’adoption » (Gal 4:5)

Nous avions enfreint la loi et Christ a porté sa malédiction pour nous, pour que nous ne la portions jamais. Mais ce n’est pas scripturaire de dire qu’il a gardé la loi pour nous – cela nous conduirait à dire qu’il l’a fait, afin que nous ne la gardions jamais ! La vérité est que nous sommes rachetés de la loi elle-même autant que de sa malédiction et qu’en tant que fils de Dieu, nous avons Christ lui-même comme règle et non la loi.

L’Écriture n’enseigne pas non plus qu’une certaine part de l’observation de la loi par Christ nous est mise à notre crédit, mais que, purifié par la mort expiatoire de Christ, nous sommes maintenant devant Dieu dans la vie, la position et la faveur du Sauveur ressuscité. Nous sommes « dans le Christ Jésus », « agréables dans le Bien-aimé » - une chose beaucoup plus élevée.

Le seul passage qui puisse sembler soutenir l’idée de la justice de Christ imputée est Romains 5:12-19. Mais ici, tout le contraste réside entre la seule faute et la désobéissance d’Adam, et la seule justice et l’obéissance de Christ – savoir sa mort, sans exclure de nos pensées toute sa marche de justice et d’obéissance qui a abouti à sa mort.

Une question très importante : l’Ecriture nous enseigne-t-elle une expiation en dehors du sang ?

Cette question est en effet très importante ; la réponse est aucune. Pour être plus précis, nous dirions que l’Écriture ne connait aucune expiation qui ne soit en rapport avec le sang versé.

Deutéronome 12:23 nous dit que « le sang est la vie ». Lévitique 17:11 dit : « la vie de la chair est dans le sang ». Ces deux passages expliquent clairement la signification du sang selon l’Écriture. Ce dernier verset se termine par les mots suivants : « C’est le sang qui fait propitiation pour l’âme. »

Nous avons déjà vu le cas exceptionnel d’Exode 30, où l’argent représentait les sacrifices que l’on pouvait acheter avec cet argent, mais en arrivant à la grande œuvre expiatoire de Christ, de laquelle toute expiation de l’Ancien Testament n’était qu’un type, c’est : « non par des choses corruptibles, de l’argent ou de l’or, mais par le sang précieux de Christ comme d’un agneau sans défaut et sans tache. » (1 Pierre 1:18-19).

Il n’y a donc pas d’expiation autrement que par le sang de Christ, et ce sang versé, car le verset 11 de Lévitique 17 dit, en ce qui concerne le sang : « Je vous l’ai donné sur l’autel pour faire propitiation pour vos âmes. » Le sang dans les veines de l’animal qui allait être sacrifié n’expiait rien. Le sang était bien sa vie, mais c’est seulement comme donné sur l’autel, c’est-à-dire versé, qu’il faisait l’expiation et ce n’était qu’un type. Tout repose sur la mort de Christ. Ce n’est pas la vie qui fait l’expiation, mais c’est la vie laissée.

Beaucoup de personnes ont des objections contre la doctrine du Sang. Pourquoi ?

L’explication n’est pas à chercher bien loin ; cela réside dans leur refus d’admettre que l’homme est une créature perdue.

Ils admettront volontiers que l’homme n’est pas ce qu’il devrait être. Ils le voient comme victime de malchance, maudit, dans un environnement ingrat, mais avec une vie qui lutte toujours vers le haut et de ce fait évolue en s’améliorant.

La parole de Dieu révèle, au contraire, qu’il était parfait à l’origine mais qu’il s’est rapidement corrompu par le péché et que la corruption était si profondément ancrée et irrémédiable qu’il est devenu nécessaire que sa vie soit condamnée.

Ceux qui croient en la bonté innée de l’homme rejettent naturellement la vérité de l’expiation par le sang de Christ. Ceux qui connaissent leur propre état de perdition et de ruine la reçoivent volontiers comme leur seul espoir.