Entretiens bibliques sur le Saint Esprit

Questions et réponses

 

Table des matières

Première partie : Le Saint Esprit

1. Il est une Personne divine

2. Il possède tous les attributs de la Déité

3. Il porte les mêmes caractères que Dieu

4. Il est un esprit de puissance

5. Des symboles qui le représentent dans les Écritures

a) Dans l'Ancien Testament

b) Dans le Nouveau Testament

6. Ses opérations (ou fonctions) dans l'Ancien Testament

7. Ses titres (ou ses Noms) dans la Parole de Dieu

Deuxième partie : Le Saint Esprit dans la vie de Jésus Christ

1 – Sa naissance et sa jeunesse

2 – Sa tentation dans le désert

3 – Son ministère sur la terre

4 – La Croix de Christ : sa mort et sa résurrection

5 – Après sa résurrection

Troisième partie : Le Saint Esprit dans le croyant

Questions / Réponses

Quatrième partie : Le Saint Esprit dans l'Église

 

Première partie : Le Saint Esprit

1. Il est une Personne divine

Matthieu 28 : 19 : Allez donc, et faites disciples toutes les nations, les baptisant pour le nom du Père et du Fils et du Saint Esprit.

L'Écriture nous enseigne que le Saint Esprit est véritablement une « Personne divine », au même rang que le Père et le Fils. C'est une Personne de la Déité. Le Saint Esprit n'est pas une « influence » émanant de Dieu ou une puissance de bien seulement. Voyez plutôt les passages suivants : Actes 28 : 25; Jean 14 : 16, 26 ; 15 : 26 ; 16 : 8-14; Actes 5 : 3 ; 13 : 2-4 ; 15 : 28; 1 Cor. 12 : 11; Éphé. 4 : 30.

Le Saint Esprit est Dieu, un avec le Père et le Fils, et cependant une Personne distincte du Père et du Fils. Les trois Personnes divines sont nommées clairement ensemble et séparément. Elles ont été manifestées au baptême de Jean. C'est ce que nous appelons la Trinité (Matt. 3 : 16-17 ; Luc 1 : 35 ; Jean 14 : 26 ; 15 : 26 ; 2 Cor. 13 : 13 ; Matt. 28 : 19 ; Éphé. 4 : 4-6 ; 1 Pie. 1 : 2). La Trinité désigne donc un seul Dieu unique, qui s'est révélé en trois Personnes distinctes et de même nature. Dieu est le Dieu bienheureux, dans une unité et une harmonie divine parfaite (1 Tim. 1 : 11). Le Saint Esprit est appelé aussi par le Seigneur lui-même le Consolateur.

Le mot « Élohim » qui désigne Dieu dans l'Ancien Testament est au pluriel dans la langue originale, bien que le verbe qui suit soit au singulier (Gen. 1 : 1, par exemple).

 

2. Il possède tous les attributs de la Déité

ÉSAÏE 40 : 13-14 :

Qui a dirigé l’Esprit de l’Éternel, et l’a instruit comme l’homme de son conseil ? Avec qui a-t-il tenu conseil, et [qui] lui a donné de l’intelligence, et l’a instruit dans le sentier du juste jugement, et lui a enseigné la connaissance et lui a fait connaître le chemin de l’intelligence ?

 

L'omniscience = Il a une connaissance approfondie de toutes choses (1 Corinthiens 2 : 10)

L'omnipotence = Il est Tout-puissant (Zacharie 4 : 6)

L'omniprésence = Il est partout (Psaume 139 : 7)

L'éternité = Il est éternel, il n'a ni commencement ni fin (Hébreux 9 : 14)

La souveraineté (Jean 3 : 8 = il souffle où il veut ; 1 Corinthiens 12 : 11 = il distribue comme il lui plaît)

La souveraineté, c'est l'autorité et le pouvoir d'agir et de décider sans limite, comme Dieu, sans avoir à rendre compte. Pour Dieu, cette prérogative est absolue. Les croyants doivent se rappeler que c'est le Saint Esprit « qui devrait décider et être aux commandes » dans l'Église aujourd'hui.

 

3. Il porte les mêmes caractères que Dieu

Il est appelé :

            L'Esprit éternel (Hébreux 9 : 14).

            L'Esprit de sainteté (Romains 1 : 4).

            L'Esprit d'amour (2 Timothée 1 : 7).

            L'Esprit de vérité (Jean 14 : 17).

            L'Esprit de gloire (1 Pierre 4 : 14).

            L'Esprit de grâce (Hébreux 10 : 20).

Nous soulignons le fait que la Parole de Dieu l'appelle expressément et intentionnellement le Saint Esprit en contraste avec l'esprit de l'homme qui n'est pas saint.

Il a le pouvoir d'opérer des miracles (Matthieu 12 : 28 ; Actes 2 : 4 ; Romains 15 : 19).

Le Saint Esprit est une Personne divine qui agit avec autorité :

Il sonde les cœurs et les pensées (Éz. 11 : 5 ; 1 Cor. 2 : 10).

Il connaît et prédit l'avenir (Luc 2 : 26 ; Jean 16 : 3 ; Actes 1 : 16 ; 11 : 28 ; 20 : 23 ; 28 : 25 ; 1 Tim. 4 : 1 ; 1 Pie. 1 : 11).

Il a une volonté = il veut (És. 40 : 13 ; Jean 3 : 8).

Il dit et il avertit (Actes 8 : 9 ; 13 : 2 ; Apoc. 2 : 7, 11, 17, 29 ; 3 : 6, 13, 22 ; 14 : 13 ; 22 : 17).

Il instruit = il enseigne par la Parole de Dieu (Jean 14 : 26 ; 16 : 13).

Il rappelle = il remet en mémoire les paroles du Seigneur (Jean 14 : 26).

Il pense (Rom. 8 : 27).

Il vient à notre secours dans nos besoins (Phil. 1 : 19).

Il console et il réconforte = il est le Consolateur (Jean 14 : 16, 26 ; 15 : 26 ; 16 : 7 ; Actes 9 : 31).

Il donne par son action la croissance spirituelle = il édifie (Actes 9 : 31).

Il convainc (Jean 16 : 8).

Il parle (Éz. 2 : 2 ; 3 : 24 ; Actes 20 : 23 ; 21 : 11 ; 28 : 25).

Il est appelé « ton bon Esprit » : il a une bonne influence sur notre cœur (Néh. 9 : 20 ; Ps. 143 : 10).

Il vient en aide à notre faiblesse (Rom. 8 : 26).

Il aide à parler lorsque nous devons témoigner = dans la persécution (Marc 13 : 11 ; Luc 12 : 12).

Il conduit les croyants dont la vie devrait être guidée et animée par le Saint Esprit (Gal. 5 : 18).

Il prie et intercède pour les saints (les croyants), il soupire (Rom. 8 : 26-27).

Il peut être attristé (Éphé. 4 : 30) ; par la désobéissance, l’incrédulité, la mondanité et le péché.

Il distribue des dons comme il lui plaît, souverainement (1 Cor. 12 : 11).

Il envoie ou il empêche d'aller (És. 48 : 16 ; Actes 13 : 4 ; 16 : 6,7).

Il appelle des serviteurs, les qualifie et les dirige dans leur service (Actes 1 : 8).

Il établit des surveillants dans les assemblées (Actes 20 : 28).

On peut lui mentir, le tenter, lui résister (Actes 5 : 4, 9 ; 7 : 51).

Ce sont autant de choses qui ne peuvent se rapporter qu'à un être ; ce n'est pas une vertu, une puissance, une force, une influence, une qualité ou un attribut de Dieu.

Il est donc une Personne qui parle (Actes 8 : 29 ; 13 : 2 ; Apocalypse 2 et 3), qui intercède, pense et soupire (Rom. 8 : 26-27), qui console (Actes 9 : 31) et à qui aussi on ne peut mentir impunément (Actes 5 : 3).

Quand l'Esprit parle à l'Assemblée, celle-ci est tenue d’écouter (voir Apoc. 2 et 3).

 

4. Il est un esprit de puissance

• Dans l'Ancien Testament : IL EST

Une puissance pour le témoignage (Ps. 51 : 12 ; Joël 2 : 28 ; Mich. 3 : 8 ; Zach. 4 : 6).

• Dans le Nouveau Testament : IL EST

1. La puissance de la marche et la force qu'exige une vie sainte (Galates 5 : 16,25 ; Jacques 4 : 5).

2. La puissance du service (Jean 7 : 37-39).

3. La puissance du témoignage (Luc 24 : 48,49 ; Jean 14 : 26,27 ; Actes 1 : 8 ; 4 : 8 ; 1 Jean 5 : 6).

4. La puissance pour le combat (Éphé. 3 : 16 ; 2 Cor. 10 : 4).

5. La puissance de la prière (Rom. 8 : 26,27 ; 1 Cor. 14 : 15 ; Jude 20).

6. La puissance du culte (Jean 4 : 24 ; 1 Cor. 14 : 15 ; Phil. 3 : 3).

7. La puissance de l'espérance (Éphé. 1 : 13,14 ; Gal. 5 : 5).

 

5. Des symboles qui le représentent dans les Écritures

a) Dans l'Ancien Testament :

L'huile est le symbole (de l'onction) du Saint Esprit (Zach. 4 : 2, 6).

Son action : unité et paix (Ps. 133).

L'onction : 1 Sam. 16 : 13 ; Luc 4 : 18 ; Actes 10 : 38.

L'olivier est mentionné comme un des fruits de Canaan (Deut. 8 : 8) = elle est une figure du fruit de l'Esprit (Gal. 5 : 22).

Celui qui est oint est une personne qui a été consacrée par l'onction d'huile. Dans le Nouveau Testament, ce titre « l'Oint » est réservé exclusivement au Seigneur Jésus.

Une colombe (Genèse 8 : 8-11) : elle symbolise la pureté et la paix.

Une voix (1 Rois 19 : 12-13) qui parle (Nomb. 7 : 89 ; Matt. 10 : 20), qui guide (És. 30 : 21 ; Jean 16 : 13), qui avertit (Ps. 95 : 7 ; Héb. 3 : 7, 15 ; Actes 10 : 13, 15).

La pluie et la rosée (Ps. 68 : 9 ; 72 : 6 ; 133 : 3) : fertilisantes, rafraîchissantes, abondantes.

b) Dans le Nouveau Testament :

Il est descendu des cieux sur Jésus, au baptême de Jean, comme une colombe (Matthieu 3 : 16). La colombe est l'emblème de la douceur patiente de Christ (il n'est pas venu condamner le monde).

L'huile des vierges prudentes nous parle du Saint Esprit que possèdent les croyants authentiques (Matt. 25 : 1-9). Il désire nous réveiller quant à la venue du Seigneur et voir briller notre lumière dans la nuit de ce monde.

Il est comparé au vent qui souffle « où il veut » (Jean 3 : 8 = souveraineté). Il peut être impétueux (Actes 2 : 2).

Il est présenté comme une fontaine d'eau dans le croyant qui jaillit en vie éternelle (Jean 4 : 14). L'eau en est donc la figure comme une source abondante de vie et d'énergie rafraîchissante.

Il est présenté aussi sous la figure de fleuves d'eau vive (Jean 7 : 38).

Il est symbolisé par cette femme diligente qui cherche la drachme perdue (Luc 15 : 8-10). La grâce est à l'œuvre pour nous sauver par le moyen de l'Esprit Saint.

Un collyre appliqué sur des yeux frappés de cécité afin de voir (Apocalypse 3:18).

 

6. Ses opérations (ou fonctions) dans l'Ancien Testament

Bien que l'Écriture nous révèle que le Saint Esprit agissait dans l'Ancien Testament, il n'est venu sur la terre comme Personne divine qu'après l’ascension de Christ dans le ciel (Jean 16 : 17), à la Pentecôte (Actes 2). Les saints de l'Ancien Testament ne le possédaient pas à proprement parler.

Le Saint Esprit prend part à la formation de l'être humain. Il donne la vie (Job 33 : 4 ; Ps. 104 : 30). Bien que le Créateur soit le Fils de Dieu (Jean 1 : 3 ; Col.1 : 16 ; Héb. 1 : 2), la Parole de Dieu nous dit aussi que le Saint Esprit était présent au moment de la création (Gen. 1 : 2 ; Job 26 : 13 ; 33 : 4 ; Ps. 104 : 30 ; És. 45 : 12).

C'est le Saint Esprit qui a inspiré les auteurs des textes bibliques de l'Ancien Testament comme du Nouveau Testament (1 Pie. 1 : 10,11 ; 2 Pie. 1 : 21).

Les prophètes étaient des messagers de Dieu, poussés par l'Esprit Saint, pour annoncer des vérités éternelles, pour engager le peuple de Dieu à l'obéissance et à la fidélité, et annoncer ce qui allait arriver. Christ, le Messie, est le grand sujet annoncé dans l'Ancien Testament par les prophètes : nous y trouvons la naissance de Jésus, le lieu de sa naissance, ses miracles, le prix auquel il a été estimé, ses souffrances, son cri sur la Croix, sa crucifixion et sa mort entre deux brigands, le fait que dans sa soif il a été abreuvé de vinaigre, ses mains et ses pieds percés, le partage de ses vêtements et sa résurrection. « L'Esprit de Christ qui était en eux (les prophètes) a rendu par avance témoignage des souffrances qui devaient être la part de Christ et des gloires qui suivraient » (1 Pie. 1 : 11). Ces prophéties ont été accomplies à la lettre en partie, la réalisation d'autres prophéties est encore à venir.

Les prophètes ne pouvaient dire que ce que l'Esprit de l'Éternel leur faisait dire : « Je serai avec ta bouche, et je t'enseignerai ce que tu diras » (Ex. 4 : 12) ; « Tout ce que je te commanderai, tu le diras » (Jér. 1 : 7) ; « Ainsi m’a dit l'Éternel… » (Jér. 17 : 19) ; « Ainsi dit le Seigneur, l’Éternel » (Éz. 2 : 4 ; 3 : 11,27).

Les activités du Saint Esprit sont multiples : il conteste avec l'homme (Gen. 6 : 3) ; il éclaire son intelligence, il le rend intelligent (Néh. 9 : 20 ; Job 32 : 8) ; il lui donne certaines capacités, telles que la sagesse (Jug. 3 : 10 ; 6 : 34 ; 11 : 29 ; 13 : 25), la force physique (Jug. 14 : 6,19), la possibilité de recevoir des révélations (Nomb. 11 : 25 ; 2 Sam. 23 : 2 ; Éz. 2 : 2 ; 3 : 24).

L'Esprit de Dieu qualifiait des hommes pour l'accomplissement d'un travail (il donnait la sagesse, l'intelligence et la connaissance) ou d'une tâche que Dieu leur confiait : par exemple, fabriquer un ustensile tel que le chandelier (Ex. 31 : 1-11 ; 35 : 30-35 ; 36 : 1-3), ou être prophète.

Dans le tabernacle, qui est l'habitation de Dieu dans le désert, tout devait être réalisé selon les instructions données par l'Éternel à Moïse (Ex. 25 : 40 ; Héb. 8 : 5).

En ce qui concerne la Maison de l'Éternel à Jérusalem, David donna à Salomon le modèle qu'il avait reçu par l'Esprit, car la main de l'Éternel était sur lui (1 Chro. 28 : 11-19).

Nous comprenons que rien ne pouvait être laissé à l'initiative des hommes. Belle et solennelle leçon à tirer pour le fonctionnement de la Maison de Dieu dans le Nouveau Testament. L'Assemblée est l'unique demeure de Dieu sur la terre.

 

7. Ses titres (ou ses Noms) dans la Parole de Dieu

• Dans l'Ancien Testament il est appelé :

            l'Esprit de Dieu (Genèse 1 : 2),

            l'Esprit de l'Éternel (Ésaïe 11 : 2 ; 40 : 13),

            l'Esprit du Seigneur (Ésaïe 61 : 1),

            l'Esprit de lumière (Daniel 5 : 14),

            l'Esprit de sagesse (Ésaïe 11 : 2),

            l'Esprit de conseil (Ésaïe 11 : 2),

            l'Esprit de jugement (Ésaïe 4 : 4),

            l'Esprit d'intelligence (Ésaïe 11 : 2),

            l'Esprit de force (Ésaïe 11 : 2),

            l'Esprit de connaissance (Ésaïe 11 : 2),

            l'Esprit de sainteté (Psaume 51 : 11),

            l'Esprit de crainte de l'Éternel (Ésaïe 11 : 2),

            l'Esprit de grâce (Zacharie 12 : 10).

• Dans le Nouveau Testament il est appelé :

            le Saint Esprit (Éphésiens 1 : 13 ; 4 : 30),

            l'Esprit de votre Père (Matthieu 10 : 20),

            l'Esprit de la promesse (Éphésiens 1 : 13 ; Actes 1 : 4 ; 2 : 33 ; Luc 24 : 49),

            l'Esprit de Christ (1 Pierre 1 : 11),

            l'Esprit de son Fils (Galates 4 : 6),

            l'Esprit éternel (Hébreux 9 : 14),

            l'Esprit de vérité (Jean 14 : 17),

            l'Esprit de révélation (Éphésiens 1 : 17),

            le Consolateur (Jean 16 : 7, 26),

            l'Esprit de vie (Romains 8 : 2),

            l'Esprit de sainteté (Romains 1 : 4),

            l'Esprit de gloire et de Dieu (1 Pierre 4 : 14),

            l'Esprit de prophétie (Apocalypse 19 : 10),

            l'Esprit de grâce (Hébreux 10 : 29),

            l'Esprit d'adoption (Romains 8 : 15),

            la Puissance du Très-Haut (Luc 1 : 35),

            les sept Esprits de Dieu (Apocalypse 4 : 5 ; 5 : 6).

 

Deuxième partie : Le Saint Esprit dans la vie de Jésus Christ

1 – Sa naissance et sa jeunesse

Le Seigneur Jésus a été conçu et formé par le Saint Esprit et par la puissance de Dieu (Matt. 1 : 20 ; Luc 2 : 21). Il est né de la vierge Marie. Dès sa naissance, il était saint. Au sujet de son enfance, nous lisons qu'il croissait et se fortifiait, étant rempli de sagesse, et la faveur de Dieu était sur lui (Luc 2 : 40). À Nazareth où il a grandi, il était soumis à ses parents. Il avançait en sagesse et en stature, et en faveur auprès de Dieu et des hommes (Luc 2 : 52). À son baptême, le Saint Esprit est descendu sur lui sous la forme d'une colombe (Matt. 3 : 16 ; Marc 1 : 10).

 

2 – Sa tentation dans le désert

Il a été emmené dans le désert par l'Esprit pour être tenté par le diable pendant 40 jours (Matt. 4 : 1 ; Marc 1 : 12-13), et il a triomphé de celui-ci par la Parole de Dieu (Matt. 4 : 1-11).

 

3 – Son ministère sur la terre

Après cela, dans la puissance de l'Esprit, Jésus a commencé son ministère (Actes 4 : 14). Dieu l'avait oint du Saint Esprit et de puissance (Luc 4 : 18 ; Actes 10 : 38).

Comme homme, le Fils de Dieu était rempli du Saint Esprit (Luc 4 : 1) qui le faisait agir en obéissant à Dieu en toutes choses. C'est par l'Esprit Saint que Jésus chassait les démons (Matt. 12 : 28).

Par le Saint Esprit, Christ est devenu homme ; par le Saint Esprit, il a vécu sa vie de perfection.

Actes 10 : 38 : « Jésus qui était de Nazareth, Dieu l’a oint de l’Esprit Saint et de puissance, lui qui a passé de lieu en lieu, faisant du bien, et guérissant tous ceux que le diable avait asservis à sa puissance ; car Dieu était avec lui ».

« Il (Jésus) a été justifié en Esprit » (1 Tim. 3 : 16). Toute sa vie, dans tous ses détails, montre qu'il est né de l'Esprit (Luc 1 : 35), tout son ministère que l'Esprit est sur lui… L'Esprit est là, révélant à la foi la grandeur, la parfaite justice de Jésus, le proclame seul juste, et parfaitement juste (justifié en Esprit). Et c'est ce que l'Esprit démontrera d'une manière éclatante dans la résurrection (Romains 1 : 4) A. Gibert.

 

4 – La Croix de Christ : sa mort et sa résurrection

Ainsi, « par l’Esprit éternel », comme homme parfait, Christ « s’est offert lui-même à Dieu sans tache » (Héb. 9 : 14).

La puissance de sa résurrection démontre qu'il est une Personne divine, ainsi que la valeur et l'efficience de sa mort. L'Esprit saint est appelé l'Esprit de sainteté, car c'est pour répondre aux exigences de la sainteté de Dieu que le Seigneur Jésus est venu pour souffrir sur la croix (Rom. 1 : 4).

L'Esprit de Dieu a ressuscité Jésus d'entre les morts (Rom. 8 : 11).

Christ a été vivifié par l'Esprit (1 Pie. 3 : 18) = Il a été ainsi rendu vivant après sa mort.

 

5 – Après sa résurrection

Le Seigneur a donné des ordres aux apôtres par l'Esprit Saint (Actes 1 : 2), il leur a annoncé, de nouveau, que le Saint Esprit viendrait sur eux (Actes 1 : 5 = le baptême de l’Esprit Saint) et qu'ils posséderaient la puissance pour être des témoins (Actes 1 : 8).

Dans l'Ancien Testament, l'offrande de gâteau correspond aux perfections de la vie de Christ comme homme sur la terre. Le levain, image du péché, n'entrait pas dans sa composition. L'offrande préparée devait toujours être de fine fleur de farine, ointe d'huile et pétrie à l'huile qui est l'image du Saint Esprit (Lév. 2 : 4).

L'offrande de gâteau était salée, car le sel préserve de la corruption. Le Seigneur, dès sa naissance, était saint (Luc 1 : 35), sans aucune souillure.

 

Troisième partie : Le Saint Esprit dans le croyant

Questions / Réponses

1 Corinthiens 6 : 19 : Ne savez-vous pas que votre corps esle temple du Saint Esprit qui est en vous, et que vous avez de Dieu ?

Ce sujet n'est pas Dieu « au milieu de nous », ou « avec nous », mais (bien plus) Dieu « en nous ».

Le Saint Esprit habite maintenant pendant la période de l'Église sur la terre :

– dans le croyant (le chrétien seul possède le Saint Esprit) ;

– dans l'Église (l'ensemble de tous les vrais croyants).

Ce sont deux caractéristiques essentielles du christianisme.

C'est là un privilège merveilleux car le croyant n'a pas seulement reçu une nature divine qui aime à faire le bien, mais il a en lui la puissance pour le réaliser : celle du Saint Esprit habitant en lui.

 

1) Quand le Saint Esprit est-il descendu sur la terre ?

À la Pentecôte (Actes 2 : 1), selon les promesses de Jean 14 : 26 ; 15 : 2 et d’Actes 1 : 5.

2) Lors du baptême du Saint Esprit, que signifie l’expression : « des langues divisées comme de feu » ? (Actes 2 : 2-4).

Des langues = les disciples seraient désormais des témoins qui parlent.

Elles sont divisées = l’évangile serait annoncé à toutes les nations, sans distinction de langue.

Le feu est l'emblème du jugement. L’évangile serait en bénédiction éternelle pour toute âme qui le croyait, mais en condamnation éternelle pour tous ceux qui le refusaient.

3) Comment se passe la nouvelle naissance ?

Jean 3 : 3, 5, 6 : C'est par le Saint Esprit que nous sommes nés de nouveau. Le Saint Esprit nous convainc de péché et nous révèle les ressources de la grâce de Dieu pour le pécheur, nous amenant à la repentance, à la foi en Jésus Christ et au salut. Il nous donne l'assurance de notre salut. La Parole de Dieu est appliquée à l'âme par la puissance du Saint Esprit. Elle apporte la vie (Phil. 2 : 16).

4) Qui donne la vie ?

C'est l'Esprit qui est la source de la vie. Il donne la vie à ceux qui sont sauvés (Jean 3 : 5). Il vivifie (Jean 6 : 63), de même que le Fils (Jean 5 : 21) ; il donne une vie nouvelle, une nature nouvelle et divine, il communique la vie éternelle. C'est un Esprit de vie (Rom. 8 : 2).

5) Qui reçoit le don du Saint Esprit ?

Jean 7 : 37-39 : Celui qui a soif et croit en Jésus Christ, reçoit le Saint Esprit. Il a été donné, et est donné, à tous ceux qui sont vivifiés, purifiés et rachetés. C'est la part exclusive des croyants : « le monde ne peut pas le recevoir » (Jean 14 : 17).

6) Comment reçoit-on le Saint Esprit ?

Galates 3 : 14 : La réception du Saint Esprit a lieu par la foi en Jésus Christ. L'Esprit emploie la Parole de Dieu pour réveiller le pécheur, et lorsque la Parole a été reçue et crue, le Saint Esprit produit la nouvelle naissance. Celui qui a cru est alors « né de l'Esprit » et reçoit personnellement le Saint Esprit.

7) Que doit savoir un chrétien authentique (un vrai croyant) à propos du Saint Esprit ?

1 Corinthiens 6 : 19 : Il sait que son corps est le temple du Saint Esprit. C'est un privilège exclusif du croyant ici-bas. Le Seigneur Jésus a dit : « Vous le connaissez, parce qu’il demeure avec vous, et qu’il sera en vous » (Jean 14 : 17).

8) Le Saint Esprit vient-il seulement par intermittence dans le croyant, est-il un visiteur passager ?

1 Corinthiens 3 : 16 ; 2 Timothée 1 : 14 : Non, le Saint Esprit habite en nous, croyants (notre corps est sa demeure).

9) Combien de temps alors demeure-t-il avec les vrais croyants ?

Jean 14 : 16 : Il est (il demeure) avec eux « éternellement ».

10) Que signifie : « Recevez l'Esprit Saint » (Jean 20 : 22) ?

Le soir du premier jour de la semaine, selon sa promesse (Jean 14 : 19), le Sauveur ressuscité se présente au milieu des disciples assemblés (20 : 19). Il leur montre dans ses mains et son côté « les preuves assurées » que leur paix est faite avec Dieu (Actes 1 : 3). Il souffle en eux la vie nouvelle (Gen. 2 : 7 ; 1 Cor. 15 : 45) : c'est la vie de résurrection, la vie du nouvel homme, la vie de l'Esprit, donnée en vertu de la mort de Jésus. Mais ce n'est pas encore l'Esprit comme Personne.

11) Quelle est son œuvre dans le cœur du croyant ?

Jean 14 : 26 ; Jean 16 : 13-14 : Le Saint Esprit nous enseigne, nous conduit dans la vérité.

12) Que fait-il de nous par rapport à Christ ?

2 Corinthiens 1 : 21-22 : Le Saint Esprit nous lie fermement à Christ : être lié à Christ concerne non seulement le salut individuel, mais aussi la position nouvelle du croyant, comme faisant partie du corps de Christ.

13) Que fait-il pour manifester que ceux qui ont cru sont à Christ ?

Éphésiens 1 : 13 : Les croyants sont scellés du Saint Esprit. Le « sceau de l'Esprit » est le signe (ou la marque) que le croyant appartient à Christ. Le sceau n'est pas une affaire d'expérience, mais un fait béni que l'on doit accepter en reconnaissant l'autorité de la Parole de Dieu qui l'affirme.

14) Quel précieux témoignage le Saint Esprit rend-il dans le cœur du croyant ?

Romains 8 : 16 : Le Saint Esprit lui-même « rend témoignage avec notre esprit que nous sommes des enfants de Dieu ».

15) Que « verse » le Saint Esprit dans le cœur du croyant ?

C'est l'amour de Dieu qui est versé dans le cœur du croyant par l’Esprit Saint qui lui a été donné (Romains 5 : 5). La source de cet amour est en dehors de nous. Dieu nous rend alors capables d'aimer comme Lui-même aime.

16) Quels caractères le Saint Esprit porte-t-il et transmet-il aux croyants ? Donne-t-il un esprit de crainte ?

2 Timothée 1 : 7 : Le Saint Esprit est un Esprit de puissance, d'amour, et de sobre bon sens. L'Esprit de Dieu agit dans notre esprit et par lui, et il nous communique ces trois caractères.

17) Que fait le Saint Esprit en faveur des croyants ?

Romains 8 : 26-27 : Il intervient en leur faveur au sujet de leurs nombreux besoins, de leurs épreuves, de leurs perplexités, de leurs péchés. Il fait le lien entre l'Église sur la terre et son Chef glorifié dans le ciel. Il reçoit ce qui provient du trésor d'amour inépuisable de Christ, et le communique aux membres de l'Église : du réconfort dans leurs chagrins, de la force dans leurs larmes, et une plénitude de ressource dans leurs faiblesses.

18) Quel fruit le Saint Esprit produit-il dans le cœur du croyant ? Quels sont les caractères de ce fruit ?

Galates 5 : 22-23 : «Le fruit de l’Esprit est l’amour, la joie, la paix, la longanimité (la patience), la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur, la tempérance (la maîtrise de soi) ». 

L’Esprit Saint est en effet seul capable de produire un tel fruit.

19) Que ne faudrait-il jamais faire à l’égard du Saint Esprit ?

Actes 5 : 3 : lui mentir (dans son cœur), car c'est mentir à Dieu (il est une Personne divine).

Actes 5 : 9 : le tenter (bien au contraire, il faut saisir la possibilité de confesser son péché).

Actes 7 : 51 : lui résister (ne pas se rebeller contre Dieu et sa Parole).

Éphésiens 4 : 30 : l'attrister (par manque de jugement de soi-même = notre infidélité sera ressentie dans notre être intérieur).

Nous devons prendre conscience que le Saint Esprit est en nous, afin que l'humilité et l'horreur du péché nous caractérisent.

Le récit du péché d’Ananias et Sapphira (Actes 5 : 1-11) nous fait comprendre ce qu'est le péché contre le Saint Esprit.

20) Quel est le moyen de ne pas attrister le Saint Esprit (empêcher son action) ?

Actes 24 : 16 : C'est avoir une conscience sans reproche devant Dieu.

21) Quelles sont les raisons qui attristent le Saint Esprit dans le croyant ?

C'est refuser d'écouter sa voix (la désobéissance), prêter attention à ce que dit le monde qui ne le connaît pas (l'incrédulité), nous conformer à ce monde (la mondanité) et pratiquer le mal (le péché). Nous l'attristons, par exemple, par des mensonges, des pratiques malhonnêtes, des paroles inconvenantes, de l'amertume, de la colère, des éclats de voix, des injures, et de la méchanceté (Éphé. 4 : 25-32). Nous avons à marcher devant Dieu dans l'humilité, la douceur, la pureté, et le jugement de nous-mêmes, faisant de cœur sa volonté.

22) Quelle place devons-nous donner au Saint Esprit en nous ?

Éphésiens 5 : 18 : Être rempli de l'Esprit. C’est un état qui est à la fois occasionnel et permanent, car deux verbes différents sont utilisés dans le texte grec original pour désigner ces 2 états.

• État occasionnel et soudain :

– Avant la descente du Saint Esprit : Luc 1 : 41-42 (Élisabeth) ; Luc 1 : 67 (Zacharie).

– Après la descente du Saint Esprit : Actes 2 : 4 (tous les disciples) ; Actes 4 : 8 (Pierre) ; Actes 4 : 31 (une assemblée) ; Actes 13 : 9 (Paul).

• État permanent, durable, habituel :

– Actes 6 : 3-5 ; 7 : 55 (Étienne jusqu'au martyre).

– Actes 11 : 24 (Barnabas).

– Actes 13 : 52 (des disciples d'Antioche de Pisidie).

– Éphésiens 5 : 18 = Nous sommes exhortés à être dans cet état permanent.

Nous ne pouvons pas être « remplis de l'Esprit » en le réclamant simplement, ou en priant pour cela. Nous sommes remplis de l'Esprit quand nous nous soumettons à Dieu dans l'obéissance à sa Parole, et le fait d'en être rempli à un moment donné n'est pas une garantie que nous le serons toujours. Quelqu'un ayant simplement une connaissance intellectuelle de la Parole de Dieu n'est pas rempli de l'Esprit. C'est seulement quand cette Parole remplit nos cœurs et dirige nos vies, quand Dieu nous gouverne, que nous sommes remplis de l'Esprit.

23) Comment maintenir la plénitude de l'Esprit en nous ? Y a-t-il des conditions ?

Lire avec attention Jean 15 : 1-8. Le maintien de la plénitude de l’Esprit en nous dépend de l'état de notre être intérieur – si nous « demeurons » en Christ.

24) Le Saint Esprit nous est présenté sous 3 caractères essentiels dans le Nouveau Testament. Lesquels ? Quelles sont leurs significations respectives ?

Le sceau : C'est le cachet de Dieu apposé sur le croyant comme étant sa propriété. Nous sommes scellés après avoir cru, en vue de la rédemption de notre corps (Éphé. 1 : 13 ; 4 : 30). Le Saint Esprit atteste, authentifie que nous appartenons à Dieu.

L’onction : Elle a un double sens :

a) La consécration (l'approbation divine) pour un service : c'est ainsi qu'elle est envisagée dans l'Ancien Testament et dans Actes 10 : 38. On versait de l'huile sur la tête de quelqu'un pour le mettre à part pour une fonction particulière, comme le sacerdoce (Ex. 29 : 7), ou la royauté (1 Sam. 16 : 11-13). Aujourd'hui l'onction du Saint Esprit attribue à chacun une mission et le qualifie pour servir Dieu.

b) La capacité de l'intelligence pour recevoir et comprendre les choses de Dieu (1 Jean 2 : 20) : l'enfant de Dieu est rendu capable de comprendre ce qui plaît à Dieu et de le vivre quel que soit son âge dans la foi.

Les arrhes : C'est la certitude des choses qui sont encore en espérance ; nous avons reçu les « prémices » du Saint Esprit comme « arrhes » de la gloire. Le Saint Esprit est les « arrhes » (la promesse certaine) de notre transformation future à l'image de Christ (2 Cor. 5 : 5). Dans le grec actuel « arrhes » signifie bague de fiançailles.

En résumé, par l'onction nous avons la connaissance, par le sceau nous avons l'assurance, et avec les arrhes dans nos cœurs, nous jouissons par anticipation (à l'avance) des bénédictions révélées et connues, en vue desquelles nous sommes scellés.

Le fait que le Saint Esprit habite en nous est un trésor, une ressource inestimable.

25) De quoi le Saint Esprit nous donne-t-il conscience ?

Romains 8 : 15 : Il donne conscience au croyant de sa relation d'enfant de Dieu et celui-ci peut dire par l'Esprit : « Abba Père » (Abba est un mot hébreu qui signifie Père, mais en donnant l'idée de l'affection la plus tendre et la plus familière qui découle de cette relation filiale).

26) Quelle puissance le Saint Esprit a-t-il en nous ?

Luc 24 : 48,49 ; Actes 1 : 8 : Le Saint Esprit est la puissance de la vie nouvelle que nous avons reçue, pour rendre témoignage.

27) Quelle est l'une des fonctions précieuses de l'Esprit Saint ?

Jean 16 : 14 : C’est de glorifier le Seigneur ; tel est le premier objet de la venue du Saint Esprit sur la terre.

28) En tant que Paraclet (Consolateur et Avocat), comme Jésus Christ l'est dans le ciel (Jean 14 : 16, 26 ; 1 Jean 2,1), que fait le Saint Esprit à l’égard des croyants sur la terre ?

Il se charge de tout ce qui nous concerne. Il est notre Défenseur.

Il sympathise avec nous dans les détresses. Il nous console et nous encourage.

Il s'identifie avec nos intérêts. Il soutient nos causes.

Il s'engage à nous venir en aide dans nos faiblesses.

Il est notre représentant, il traite les affaires concernant chacun de nous. Il est absolument, infiniment compétent et qualifié pour se charger de tout ce qui peut être fait en notre faveur, quelle que soit l’importance de nos besoins à travers toutes nos difficultés.

29) Que nous enseigne le Saint Esprit ?

Jean 14 : 26 ; 1 Jean 2 : 27 : Il nous enseigne « toutes choses », en particulier ce qui se rapporte à notre salut. Il nous rappelle les paroles du Seigneur Jésus pour l'instruction et la joie de nos âmes.

30) Où nous conduit le Saint Esprit ?

Jean 16 : 13-15 : Le Saint Esprit nous conduit (ou nous introduit) dans toute la vérité. Il fait comprendre la Parole de Dieu (Éphésiens 1 : 16-18). L'action du Saint Esprit est toujours en accord avec la Parole de Dieu écrite (Jean 16 : 13 ; 2 Tim. 3 : 14-17). C'est l'Esprit de vérité.

31) Qui le Saint Esprit nous révèle-t-il ?

Le Saint Esprit nous fait trouver Christ dans les Écritures. Il nous assiste dans cette recherche (Jean 5 : 39 ; Éphé. 1 : 16-18). Il nous parle de l'amour de Christ, et se plaît à remplir nos cœurs de sa Personne. Il est venu révéler à nos âmes les souffrances qui ont été la part de Christ et les gloires du Fils de Dieu (1 Pie. 1 : 11).

32) Comment le Saint Esprit agit-il pour notre marche ?

En tant qu'Esprit de Christ, il forme nos affections pour le Seigneur Jésus, et règle notre marche d'après le modèle que nous avons en Jésus Christ (Rom. 5 : 5 ; 8 : 36 ; 1 Thess. 1 : 6 ; 1 Pie. 1 : 8, 11). La marche par l'Esprit est caractérisée par un fruit précieux (Gal. 5 : 22). La marche par la chair est caractérisée par des œuvres néfastes (Gal. 5 : 19-21).

33) En quoi le Saint Esprit nous aide-t-il ?

Romains 8 : 26-27 : Le Saint Esprit nous aide à prier dans notre faiblesse, il nous fait prier et prie pour nous.

34) Où trouver la sagesse ?

1 Corinthiens 2 : 13 ; 12 : 8 : Le Saint Esprit est la source de toute sagesse.

35) Quelle est l'arme offensive qu'utilise le Saint Esprit dans nos combats ?

Éphésiens 6 : 17 : C'est la Parole de Dieu utilisée dans la puissance de l'Esprit, comme « une épée ». Nous avons besoin de revêtir « l'armure complète de Dieu » contre les artifices du diable, avec la prière qui est nécessaire pour être dans la dépendance de Dieu.

36) Que signifie « affranchissement » ?

Le Saint Esprit lutte en nous contre la chair. Il donne au croyant la force pour vaincre afin que le péché ne domine pas sur lui (Rom. 8 : 2 ; Gal. 5 : 17, 22). L’affranchissement est la délivrance de la puissance du péché en nous. Tout croyant dispose en lui de la puissance (celle de l'Esprit) pour vaincre, ce qui est nécessaire pour avoir une vie sainte. Il n'a pas besoin d'implorer ou de lutter pour avoir « une plus grande mesure de l'Esprit ».

37) Comment comprendre Jacques 3 : 11 en rapport avec le Saint Esprit ?

La langue peut être mal employée sous l'influence de la chair. Rien, sinon la puissance du Saint Esprit opérant dans le cœur, ne peut retenir la langue.

38) Quels sont les trois moyens pour discerner la volonté de Dieu ?

Ce sont la prière, la Parole de Dieu et le Saint Esprit (Ps. 143 : 10).

Dans un état normal, la vie du croyant est dirigée par l'Esprit (Gal. 5 : 25), qui veut le remplir (Éphésiens 5 : 18) et produire de bons fruits (Gal. 5 : 22).

39) Que signifie le triple témoignage du Saint Esprit de Jean 16 : 8-11 ?

Il nous montre le vrai caractère du monde et nous révèle que le monde est sous le péché (c'est sa véritable condition, car il ne croit pas en Christ), qu’il est sans justice (car celle-ci est inséparable de Christ qui est la seule justice qui soit valable pour une âme devant Dieu), et qu’il va au-devant du jugement.

40) Comment faire la distinction entre nos pensées (humaines) et la pensée de l'Esprit ?

C’est en les confrontant à la Parole de Dieu.

41) Comment le Saint Esprit nous conduit-il ?

Le Saint Esprit peut montrer une direction et envoyer des serviteurs (Actes 13 : 4). Mais il peut aussi les empêcher d'aller dans une voie (Actes 16 : 7).

42) Que donne-t-il à notre cœur ?

L'Esprit Saint donne la paix et la joie. Il produit l'espérance dans le croyant (Actes 13 : 52 ; Rom. 14 : 17 ; 15 : 13 ; Gal. 5 : 22 ; 1 Thess. 1 : 6).

 

Quatrième partie : Le Saint Esprit dans l'Église

Éphésiens 2 : 19-22 : Vous êtes concitoyens des saints et gens de la maison de Dieu, ayant été édifiés sur le fondement des apôtres et prophètes, Jésus Christ lui-même étant la maîtresse pierre du coin, en qui tout l’édifice, bien ajusté ensemble, croît pour être un temple saint dans le Seigneur ; en qui, vous aussi, vous êtes édifiés ensemble, pour être une habitation de Dieu par l’Esprit.

 

1. Le Saint Esprit est descendu personnellement sur la terre le jour de la Pentecôte comme fruit de la rédemption et de l'élévation du Seigneur Jésus dans le ciel. La présence du Saint Esprit est intimement liée à l'absence personnelle du Seigneur après la rédemption. Il s'agit d'une nouvelle dispensation. Le Saint Esprit a été envoyé par Dieu le Père et par le Seigneur Jésus après sa glorification dans le ciel (Jean 14 : 26 ; 15 : 2).

2. L'Assemblée (ou l'Église) a commencé à être formée le jour de la Pentecôte (Actes 2) par l'Esprit Saint descendu du ciel : il s'agit de ce que la Parole de Dieu appelle le baptême du Saint Esprit (Actes 1 : 5 ; 1 Cor. 12 : 13).

Le Saint Esprit habite dans les croyants individuellement et les forme en un corps, les unissant à Christ comme Chef = le Chef de l'Assemblée (1 Cor. 3 : 16-17 ; 6 : 15 ; 12 : 13 ; Éphé. 5 : 30). L'unité ne signifie pas uniformité. L'Esprit qui habite dans chaque croyant garantit la résurrection future des croyants décédés (Rom. 8 : 11). L'Église de Dieu est présentée dans le Nouveau Testament comme la Maison de Dieu, le corps de Christ et l'Épouse de Christ.

L’activité du Saint Esprit dans l'Église est sans aucun doute méconnue, et a peut-être même été oubliée aujourd'hui dans une partie de la chrétienté.

Or le bon fonctionnement de l'Église résulte de l'activité du Saint Esprit sur la terre (l’Église est le fruit de l’œuvre du Seigneur à la croix, elle est le fruit de la mort de Christ).

3. Dieu habite par l'Esprit dans l'Église (Actes 2 : 22 ; 1 Cor. 3 : 16 ; Éphé. 2 : 22). L'Église est constituée de tous ceux qui croient en Jésus, le Fils de Dieu. Le Saint Esprit est présent sur la terre. Il y restera jusqu'au jour où l'Église sera enlevée au ciel, à la rencontre de son Seigneur (1 Thess. 4 : 16-17).

4. Le Saint Esprit est une Personne divine qui habite dans l'Assemblée : nous comprenons assurément que nous devons laisser à l'Esprit la première place, en nous attendant à son action dans les divers membres de l'assemblée, selon l'Écriture. Rien n'est changé aujourd'hui quant à sa présence dans l'Église. Aucune partie de l'Écriture n'est hors d'usage d'un point de vue pratique.

5. Le Saint Esprit a pu produire chez les apôtres et les premiers chrétiens, qui en étaient remplis, des dons extraordinaires comme celui des langues ou de guérison ; on les a appelés les « dons-ornements » (Actes 2 : 6-12). Ces dons « signes » pour accréditer la Parole de Dieu, au commencement, n'étaient pas censés perdurer (voir 1 Cor. 13 : 8).

6. Comme Esprit souverain, c'est-à-dire comme Dieu, le Saint Esprit distribue les dons dans l’Église ; ce sont des capacités spirituelles (ou charismes) donnés à chaque croyant. Ces dons de « grâce » sont pour l’utilité et le bien commun de tous, et non pour se faire valoir (1 Cor. 14). Il y a une grande diversité de dons distribués à différents individus par la seule volonté du Saint Esprit (1 Cor. 12 : 8-11 ; 1 Pie. 4 : 10). Ne confondons pas le don du Saint Esprit et les dons du Saint Esprit.

Il y a deux sortes de dons :

• des dons-signes, donnés comme moyens d'attirer un monde incrédule.

• des dons qui découlent de la Tête pour nourrir le corps.

7. Étant Tout-Puissant, l'Esprit peut agir sur d'autres êtres que les croyants, comme des hommes méchants (Balaam, Saül, Caïphe). Mais ceux-ci ne sont alors que de simples instruments ; il ne s'agit pas d'un « don » comme dans le Nouveau Testament (voir Ps. 68 : 18).

8. Le Saint Esprit se sert des dons pour que l'Église soit édifiée. Pour cela, les saints doivent être perfectionnés et qualifiés selon la place qui leur revient dans le Corps de Christ (Éphé. 4 : 12-13). L'objectif suprême de l'œuvre du Saint Esprit, ainsi que Christ le déclare, c'est de le glorifier (Jean 16 : 14). Il fait valoir les droits de Christ. Il agit dans l'Église souverainement et en justice.

9. Le Saint Esprit choisit et établit des surveillants dans les assemblées (Actes 20 : 28). Il l'a fait par le moyen des apôtres qui ont occasionnellement délégué cette tâche à d’autres (Tite 1 : 5), mais ce n'est pas l'assemblée qui les établit. Aujourd'hui, le Saint Esprit prépare et suscite des surveillants et des conducteurs dans les assemblées. Nous sommes tenus de les reconnaître.

10. Le Saint Esprit appelle des serviteurs, il les qualifie et les dirige dans leur service (Actes 1 : 8 ; 1 Corinthiens 12). Il peut même les guider sans parler (Actes 16 : 6-7).

11. En Actes : 8 : 29 ; 10 : 20 ; 13 : 2, 4 ; 21 : 4, nous voyons comment l'Esprit dirige les croyants.

12. Le Saint Esprit devrait diriger aussi les saints dans les différentes réunions où les croyants se trouvent autour du Seigneur Jésus selon Matthieu 18 : 20. C'est ce qu'on appelle la dépendance du Saint Esprit (lire attentivement 1 Cor. 12 à 14). La routine et la tradition sont de très grands dangers.

13. La croissance spirituelle d'une assemblée a pour origine l'action du Saint Esprit adaptée à ses besoins et à son état :

– Le premier résultat en est l'édification par les dons ; par ce moyen, l'Esprit fournit ce qui est nécessaire à son développement. Cette édification trouve toujours sa source dans la Parole de Dieu (Actes 9 : 31 ; 1 Cor. 14 : 5).

– Le deuxième résultat est la marche dans la crainte du Seigneur qui est une priorité de premier ordre.

– Le troisième résultat c'est que, malgré tous les obstacles et l'opposition, le Saint Esprit console et encourage les saints.

14. L'action du Saint Esprit est libre : « Le vent souffle où il veut » (Jean 3 : 8). Le vent est un symbole du Saint Esprit. Il n'agit pas selon des règles définies ou fixées à l'avance. Il est souverain.

15. Que signifie le verset : « Mais là où il y a l'Esprit du Seigneur, il y a la liberté » (2 Cor. 3 : 17) ?

Le croyant n'a plus de contraintes légales, il possède la vie et la liberté qui vont de pair (en opposition avec la loi et l'esclavage) ; le Saint Esprit tourne maintenant son âme vers Christ qui est dans la gloire du ciel où il peut le contempler.

16. Nous sommes exhortés à nous appliquer à « garder l'unité de l'Esprit » (Éphé. 4 : 3).

Il est important de faire la distinction entre l’unité du corps et l’unité de l’Esprit. L’unité du corps est formée par le Saint Esprit unissant les croyants à Christ et entre eux, comme membres d’un seul corps. Cette unité est intangible, ferme et définitive. Mais il y a aussi « un seul Esprit » qui est la source de tout bien (pensée, parole ou action), de sorte que dans le corps de Christ une seule pensée devrait toujours régner : celle de l’Esprit.

C’est cette unité de l’Esprit que nous devons nous appliquer à garder. On a dit à juste titre : « Nous pouvons individuellement marcher selon l’Esprit, mais l’unité de l’Esprit implique une marche collective ».

Dans la conscience que nous sommes membres d’« un seul corps », nous réaliserons que nous n’avons pas à marcher simplement en tant qu’individus, mais comme unis les uns aux autres en un seul corps et, comme tels, nous devons nous appliquer à être dirigés par une seule pensée - celle de l’Esprit. Cette unité de l’Esprit n’est pas simplement une uniformité de pensée, ni une unité résultant d’un accord ou de concessions mutuelles, ce qui peut être tout à fait à côté de la pensée de l’Esprit. H. Smith.

17. L'action du Saint Esprit peut être entravée ou supplantée par l'esprit de ce siècle (ou du monde) dans l'assemblée. Si tel est le cas, l'Église souffre et le Seigneur est déshonoré par cet état de désordre (Rom. 12 : 2 ; 1 Cor. 2 : 12).

18. Le diable cherche toujours à copier et à contrefaire ce que Dieu fait, ce que le Saint Esprit fait, y compris par des miracles (2 Thess. 2 : 9). Le croyant qui se laisse conduire par l'Esprit et par la Parole de Dieu peut se rendre compte de ce qui est de Dieu et de ce qui ne l'est pas.

19. Il n'est pas dit, et il n'y a aucun exemple dans la Parole de Dieu, que nous devons prier ou adorer le Saint Esprit. En effet, le but de toute l'action du Saint Esprit n'est pas de se glorifier lui-même, mais de glorifier Christ (Jean 16 : 14).

Les croyants doivent rendre culte par l'Esprit et prier par l'Esprit (Phil. 3 : 3 ; Jude 20).

En Jean 4 : 13-14, Christ donne le Saint Esprit au croyant comme une source vivante de joie inépuisable et divine : nous nous réjouissons en Dieu par notre Seigneur Jésus par la puissance de l'Esprit.

En Jean 4 : 23-24, le Saint Esprit est la puissance pour adorer. Qu’est-ce qui a de la valeur aux yeux de Dieu maintenant ? Les vrais adorateurs adorant le Père en esprit et en vérité. Que sont-ils ? Ses enfants. « Le Père en cherche de tels qui l’adorent ». Il rassemble ses enfants, les forme à Sa propre louange, met le Saint Esprit en eux pour leur donner conscience de leur relation avec Lui-même, et pour que, en ayant cette conscience, ils s’approchent de Lui comme de leur Dieu et Père. Le culte est la vraie expression de la louange et des actions de grâce du cœur par le Saint Esprit. W. Kelly.

Ces expressions bibliques écartent tous les rites, toutes les formes judaïsantes et toutes les formules humaines de prière. Et cela indique aussi que le Saint Esprit ne doit pas être contristé, mais seulement libre d'agir. Nous devons réaliser ce qu'est la dépendance et la direction du Saint Esprit, avec le sentiment que c'est la seule puissance autorisée à agir, ce qui exclut toute organisation humaine. Nous prions, nous chantons, nous rendons culte par le Saint Esprit (1 Cor. 14 ; Phil. 3 : 3).

20. Le Saint Esprit est un frein au développement du mal dans le monde : « Il retient » l'explosion ou le déferlement du mal sur la terre (2 Thess. 2 : 6-7).

21. Veillons à ne pas éteindre le Saint Esprit. Dans l'assemblée, il peut être éteint si des frères n'exercent pas les dons qu'ils ont reçus (1 Thess. 5 : 19). Il est éteint comme on éteint une lumière. Les obstacles à son action sont également les pensées charnelles, les doctrines étrangères ou le péché (comme à Corinthe). Les divisions ou la tolérance du mal au milieu d'une assemblée peuvent aussi l’éteindre.

22. Que signifie « semer pour l'Esprit » (Gal. 6 : 8) ? Agir par l'Esprit aura sa récompense brillante, non seulement ici-bas, mais dans la vie éternelle.

23. Le Saint Esprit conduit les pensées de l'Épouse vers l'Époux. Il éveille son cœur. L'Esprit s'adresse aux croyants qui ont oublié la vérité du retour de Christ pour chercher son Épouse, ou qui l'ignorent. Il désire quitter cette terre, où il a soigneusement conduit l'Église dans le désert, et amener l'Épouse, fruit de son activité, aux côtés du Fils de Dieu dans le ciel (Apoc. 22 : 17).

24. À la fin de la période de la grâce, le Saint Esprit quittera cette terre, en même temps que l'Église, lors de son enlèvement (2 Thess. 2 : 7).

25. Dans l'Apocalypse, le Saint Esprit est appelé : « l'Esprit » (Apoc. 2 et 3), « les sept Esprits de Dieu » (4 : 5 ; 5 : 6), « l'esprit de prophétie » (19 : 10).

Les trois noms donnés au Saint Esprit correspondent à trois périodes distinctes. Pendant les jugements de l'Apocalypse, il agira comme dans l'Ancien Testament, mais sans être présent sur la terre comme dans la période actuelle.

26. Les réponses aux questions précédentes et aux différents points traités, devraient éclairer au sujet des déviations et des erreurs qui touchent le Saint Esprit dans la chrétienté : baptême et effusion du Saint Esprit, faux miracles, don des langues. S'occuper de la vérité permet de discerner les erreurs. Nous détectons le mensonge en connaissant la vérité et non pas en nous occupant du mal.